L’Afrique francophone, un nouvel eldorado pour les investissements continentaux



L’Afrique francophone, un nouvel eldorado pour les investissements continentaux
Le plus important établissement prêteur d’Afrique, La Standard Bank, a ouvert en novembre dernier son bureau de représentation à Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire, en vue de servir ses 145 clients implantés en Afrique francophone. La Standard Bank avait alors déclaré que ces investissements étaient le signe d’une intention délibérée de s’engager en Afrique francophone occidentale en raison de l’adhésion de la Côte d’Ivoire à l’union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui comprend également le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo.
Ainsi, les pays constitutifs de l’UEMOA et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) regroupent quelque 148 millions d’individus et un produit intérieur brut nominal cumulé de 167 milliards de dollars.
« Cette région possède tous les atouts pour bénéficier du prochain boom mondial dans le secteur des mines et des infrastructures, qui favorisera à son tour la croissance économique des autres branches» a déclaré Greg Goeller, responsable Afrique de l’unité corporative et d’investissement de la Standard Bank.
M. Goeller précise que bien que les investissements étrangers directs (IED) en Afrique Francophone aient jusqu’à présent été largement liés au secteur des mines et des ressources, qui compte pour 83,9 % de la valeur totale des transactions réalisées au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, en Guinée, au Sénégal, en Sierra Leone et en République du Congo entre 2008 et 2012, cette situation est appelée à évoluer. Mais d’autres secteurs, dont le pétrole et le gaz, les infrastructures, les télécommunications, les biens de consommation à croissance rapide et l’agriculture, vont attirer de plus en plus d’investisseurs étrangers directs à mesure que les économies de l’Afrique francophone vont se développer.
La Guinée a entamé des négociations avec la China International Water and Electric Corporation en août 2011 pour la construction d’une usine hydroélectrique de 240 mégawatts (MW) à Kaleta, à environ 150 km au nord-est de Conakry. Le coût de ce projet est estimé à 526 millions de dollars.La Côte d’Ivoire a récemment conclu un emprunt de 20. 500 millions de dollars auprès de la banque d’import-export chinoise Exim en vue de financer la construction d’une centrale hydroélectrique de 275 mégawatts à Soubré, tandis que l’entreprise privée américaine Joule Investments a accepté d’entamer la phase II du développement de la centrale BHP (Bumbuna Hydroelectric Plant), en partenariat avec le gouvernement de Sierra Leone.

leconomistemaghrebin


Dimanche 11 Mai 2014 - 02:20



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter