L'Assemblée nationale se saisit du brûlot: Moustapha Diakhaté convoque l’article 44 et appelle ses accusés à la barre



Du nouveau dans l’affaire dite le brûlot de la gendarmerie nationale soulevée par le fumeux ouvrage, « Pour l’honneur de la gendarmerie sénégalaise ». Le ton est définitivement donné du côté de l’Assemblée nationale où le président du Groupe parlementaire de la majorité, Benno Bokk Yaakaar (BBY) se démarque totalement de la position de l’Imam Mbaye Niang.  Ce, pour évoquer l’article 44 qui régit le règlement intérieur de la représentation nationale et convoquer le président sortant Wade, Békaye Diop, le ministre des Forces armées sous le règne du président sortant. De même que le Général Fall et l’auteur du livre, le Colonel Ndaw. 
 
Le communiqué de l’Assemblée nationale du sceau du Groupe parlementaire, BBY, est clair, net et précis.  « En application de l’Article 44 de notre règlement intérieur, j’ai sollicité l’audition sans délais par la Commission de la Défense des personnalités ci-dessous:
 
 
Monsieur Abdoulaye WADE, ancien Président de la République du Sénégal; Monsieur Békaye DIOP, ancien Ministre des Forces armées ; Général Abdoulaye Fall, ancien Haut Commandant de la Gendarmerie nationale, Colonel Abdoulaye Aziz NDAW, ancien Haut Commandant en second de la Gendarmerie nationale et de toutes autres personnes susceptibles d’édifier la Représentation nationale sur les allégations contenues dans l’ouvrage :« Pour l’honneur de la gendarmerie sénégalaise » paru aux Éditions l’Harmattan ».  
 


Jeudi 24 Juillet 2014 - 15:20




1.Posté par dartagnan le 24/07/2014 16:05
QUE DIEU T'ASSISTE MONSIEUR DIAKHATE....TU ES LA SEULE PERSONNE CAPABLE DE SAUVER CE PAYS.....

2.Posté par Leuk le 24/07/2014 18:16
Aller trop vite en besogne !

En vous appuyant rien que sur le Règlement Intérieur de l'Assemblée, vous appréhender la chose de manière parcellaire et pernicieuse à la fois.

Soyez pas trop pressés, il y a d'abord le "Réglement Intérieur" des Armées pour ainsi dire.
Ensuite, palier par palier, les questions devront être traitées.

Bien entendu, tout devra s'inscrire dans le cadre du respect strict des Droits de l'Homme et de la Dignité Humaine en accord avec notre Charte Fondamentale qui n'est pas muette sur certaines questions qui vous animent tant (Haute Trahison LOL!).

Dites vous bien qu'on est encore à l'étape initiale avec les allégations ou calomnies d'un homme frustré et déçu à priori, au crépuscule d'une vie bien mouvementée.

Aussi brûlant que cette affaire puisse paraître, on en est encore au stade d'actualité (façon de saluer l'attitude bien militaire du CEMGA au micro d'un journaliste :"je ne parle pas de l'actualité").

3.Posté par Babacar Gaye le 24/07/2014 22:43
Monsieur le Président du Groupe parlementaire ne maitrise pas le Règlement Intérieur de l'Assemblée nationale.
En effet l'article 44 de la loi organique de l'Assemblée nationale stipule
"Les commissions peuvent entendre toutes personnes qu'elles jugent utile de consulter. S'il s'agit d'un agent de l'Etat, l'avis du ministre dont il relève est nécessaire. En cas d'avis défavorable, le ministre doit en préciser le motif. Le Président de l'Assemblée nationale saisi, peut soumettre la question au Président de la République".

Il s'agit ici des commission permanentes comme la Commission de la Défense qui ne siègent que durant la session parlementaire. En plus le texte fait allusion à une consultation : "...entendre toute personne qu'elle juge utile de CONSULTER."

Qui plus est dans le texte, il est fait allusion aux experts, personnes ressources et consultants qui pourraient être invités à apporter leur concours et donner un avis technique sur les affaires et textes transmis par la Conférence des Présidents et en instance d'examen au sein desdites commissions.

Cet exercice de CONSULTANCE est différent de l'audition de personnes en partie dans une affaire qui l'objet d'une Commission d'enquête parlementaire. Même dans ce cas la loi ne prévoit aucune sanction à la non observation d'une demande de comparution d'un mis en cause, d'un témoin ou d'une personne ressource (Confère refus de Mr Adoul Latif Coulibaly de déférer à la convocation de la Commission d'enquête parlementaire sur la Rénovation de l'avion présidentiel et l'indemnisation de la famille de Me Babacar Seye).
Au demeurant, il serait intéressant de s'interroger sur la tri qui a été fait des personnes à entendre, le cas échéant, par cette Commission dont parle mon frère et collègue Moustapha Diakhaté. Est que Macky Sall actuel President de la république viendra déposer comme ayant été cité par le Colonel Ndaw?

Un peu plus de sérieux dans le traitement des affaires publiques qui méritent plus de compétences.

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