L'accès à la Vieille ville de Jérusalem interdit aux Palestiniens

A Jérusalem, la tension est on ne peut plus vive. Un Palestinien a été tué dans la nuit par la police alors qu'il attaquait à coups de couteau un passant dans une rue de Jérusalem-Ouest. Cette agression intervient quelques heures à peine après une autre, tout aussi meurtrière.



Des policiers se rendent sur les lieux d'une agression au couteau, à Jérusalem, le 3 octobre 2015. AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI
Des policiers se rendent sur les lieux d'une agression au couteau, à Jérusalem, le 3 octobre 2015. AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI

La police israélienne a annoncé, ce dimanche, l'interdiction pendant deux jours de l'accès à la Vieille ville de Jérusalem aux Palestiniens de Jérusalem-Est.

La tension reste toujours très forte. Il y a eu encore un incident la nuit dernière, celle fois près de la porte de Damas, à l’extérieur de la vieille ville. Selon la police israélienne, c’est un Palestinien qui a attaqué au couteau un adolescent israélien, le blessant grièvement. L’assaillant a été tué par les policiers.

Quelques heures plus tôt, deux Israéliens, des étudiants d’une Yeshiva, un institut talmudique, ont été tués eux aussi à coups de couteau et l’auteur de l’attaque a été tué. Il s’agit d’un habitant d’Elbiré au nord de Jérusalem, âgé de 19 ans. Il s’était emparé du pistolet de l’une de ses victimes et il a été abattu par les policiers sur lesquels il avait ouvert le feu.

 

Netanyahu sous le feu des critiques

Le Premier ministre doit rentrer de New York à la mi-journée et le cabinet de sécurité devrait se réunir dès son retour.

C'est que Benyamin Netanyahu  est sous pression. Situation extrême, mesures extrêmes, c’est ce que réclame l’aile droite du gouvernement. Et Shimon Peres, l’ancien président israélien, écrit ce matin dans Yediot Aharonot : « Israël a besoin d’un réel leader pour réprimer la violence d’un côté, mais aussi pour poursuivre un dialogue de paix avec ses voisins. »

A gauche et à droite, Benyamin Netanyahu est critiqué. Il a perdu le contrôle de la situation, affirme-t-on. Et pour un éditorialiste, c’est la « troisième intifada » qui débute : « Il faut l’appeler par son nom pour faire face à cette nouvelle réalité. »

Source : Rfi.fr



Dimanche 4 Octobre 2015 - 08:16



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter