L’hépatite E fait des ravages à Kédougou : 19 morts dont 12 femmes enceintes

Alors que la zone est en alerte maximale contre la fièvre hémorragique de l’Ebola, c’est l’hépatite E qui fait des ravages à Kédougou. Depuis mars, le bilan est lourd de 19 morts dont 12 femmes enceintes. « Au début de la maladie, on traitait la fièvre jaune », explique le médecin-chef de la région, Dr Habib Ndiaye qui indique qu’il a fallu que le ministère de la Santé demande un approfondissement des recherches afin d’identifier le mal. Les sites d’orpaillage indexés.



Les autorités sanitaires de la région de Kédougou sont sur le qui-vive depuis l’apparition de l’hépatite virale E, une maladie euro-fécale ; donc due à l’eau. Déjà 19 cas de décès ont été enregistrés parmi lesquels 12 femmes enceintes. Depuis mars, Kédougou a commencé à enregistrer des cas d’hépatite E. Ayant des traits de ressemblance avec la fièvre jaune et «méconnue de bons nombres de Sénégalais ainsi que du milieu médical». Le médecin-chef de région, Dr. Habib Ndiaye, informe qu’au début de l’apparition de la maladie «le personnel sanitaire traitait la fièvre jaune». «Il a fallu que des prélèvements soient envoyés au niveau de l’Institut Pasteur de Dakar pour identifier la maladie. C’est à la suite de ces analyses que les résultats ont été négatifs à la fièvre jaune», dit-il.


Aujourd’hui, 60 cas de fièvre jaune se sont révélés négatifs. Selon  Dr Ndiaye, «le personnel sanitaire était dérouté au départ dans la prise en charge de la maladie vu les traits de ressemblance symptomatiques avec la fièvre jaune». «Il a fallu que le ministère de la Santé saisisse l’Institut Pasteur pour demander un approfondissement des recherches afin d’identifier la maladie. C’est au terme des ces recherches que les techniciens de l’Institut Pasteur ont pu découvrir qu’il s’agissait de l’hépatite virale E. Depuis janvier, 265 cas d’analyses ont été envoyés à l’Institut Pasteur. C’est seulement les résultats d’une soixantaine de cas qui ont pu être rendus par l’Institut Pasteur», regrette-t-il. «Nous sommes dans un contexte d’épidémie d’hépatite E d’autant que parmi les 19 cas de décès, les 7 font partie des résultats qui ont été rendus positifs par l’Institut Pasteur et le 12 sont comptés parmi les cas dont les résultats n’ont pas été rendus», renchérit le médecin.


Sur l’apparition de la maladie, Dr Ndiaye indexe les sites d’orpaillage traditionnels comme Kharakhéna et Tenkoto qui subissent une explosion démographique. «Pour ce qui est du secteur de la santé, la fermeture des sites d’orpaillage est salutaire», espère le médecin-chef de région qui informe que de mars à mai, tous les cas d’hépatite E «provenaient de ces sites et quelques rares cas de Kédougou ville. Là également, c’est souvent des personnes qui venaient des sites d’orpaillage», alerte-t-il.
Lequotidien. 


Samedi 9 Août 2014 - 12:12



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