L'ultimatum du SAES au gouvernement: Si jusqu'a 8 mars...

Le régime en place est averti. Le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur lui donne jusqu'à cette date pour régler la situation des salaires. Sinon, c'est une plainte qui leur pend au nez.



Suite à la mobilisation du SAES, le Rectorat a délocalisé la cérémonie de remise du Honoris causa à Valérie Pécresse en dehors de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. La Coordination SAES de Dakar vous invite à la Conférence de presse qu'elle organise ce vendredi à 10 heures à l'UCAD 2, endroit où devait se passer la cérémonie, sert le communiqué parvenu à Pressafrik.com hier. Eh bien, la rencontre a bel et bien eu lieu ce vendredi sur fonds de menace des syndicalistes. L’Etat a jusqu’au 8 mars prochain pour régler la question des salaires.

 
Idrissa BA, Porte-parole du SAES-Dakar sonne la révolte. « Hier dans le courant de la matinée, nous avons été reçus par le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le Professeur Ibrahima Thioub qui nous a fait comprendre que nos salaires avaient été bloqués et gelés ». Acte tout à fait contraire aux lois qui nous régissent. La deuxième question est relative aux limogeages de trois (3) de nos camarades qui occupaient des postes de direction en l’occurrence le Pr Pape Alioune Ndao, ancien Directeur de la Recherche, Pr Agne, le Directeur de la presse universitaire de Dakar et le Pr Moustapha Diop en charge du cadre de vie et de la vie estudiantine », sert-il.
 

Avant de tonner : «Compte tenu du contexte, il est légitime de se demander si ces limogeages ne sont pas liés à leur prise de position notamment le Pr Ndao par rapport à la venue de Valérie Pécresse par sa décoration par le rectorat de l’UCAD ». Sur le blocage des salaires «dus par l’Etat à partir du 8 », le SAES-Dakar annonce que l’autorité a encore deux (2) jours avant qu’ils ne passent à la vitesse supérieure. «Il nous reste encore deux (2) jours. Ce 8 mars, si nous nous rendons compte que nos salaires n’ont pas été virés, nous réagirons puisque nous avons les moyens de réagir sur le plan juridique, administratif. Nous n’excluons pas de porter plainte contre tous les recteurs de toutes les universités du Sénégal », menace le porte-parole.


Vendredi 6 Mars 2015 - 13:03



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