La BID peut-elle porter la croissance de l'Afrique ?

Créée en 1973, la Banque Islamique de Développement (BID) s'est fixée une mission précise énoncée comme suit : « réduire la pauvreté, promouvoir le développement humain, la science et la technologie, l'économie, la banque et les finances islamiques, ainsi que renforcer la coopération entre les pays membres aux côtés de nos partenaires au développement » selon Madame le Premier ministre, Aminata Touré. Elle présidait le forum régional de haut niveau de la BID sur le « la performance du groupe de la BID au cours des 40 dernières années et la prochaine stratégie décennale ».



 L'objectif global assigné à la Banque Islamique de Développement est de favoriser le développement économique et le progrès social de ses pays membres et d'appuyer les communautés musulmanes dans les pays non membres.

Par ailleurs, en 2005, dans l'optique d'améliorer les performances de la BID, ses plus hautes autorités ont estimé nécessaire d'avoir une vision stratégique à long terme, projetée à l'horizon 2020, dénommée « Vision pour la dignité humaine », qui fixe à la BID l'ambition de devenir « l'une des plus grandes banques de développement du monde, inspirée par des principes islamiques ».

Selon le Premier ministre, le Programme Spécial pour le Développement de l'Afrique (PSDA) est le prolongement du « Cadre de Coopération de la BID avec l'Afrique (2003-2007)», dans le cadre de la mise en œuvre de la Déclaration de Ouagadougou d'octobre 2002. Il a été adopté par résolution de la troisième session extraordinaire du Sommet des Chefs d'État de l'Organisation de la Conférence Islamique, tenue à la Mecque en décembre 2005, pour consolider et intensifier les acquis réalisés par le programme précédent.

Ses domaines d'intervention sont : les infrastructures ; l'agriculture et la sécurité alimentaire ; les secteurs sociaux (santé, éducation, eau potable).

Le montant prévu pour le financement du PSDA a été de douze (12) milliards de dollars US dont quatre (4) milliards de dollars US qui devaient provenir de la BID et huit (8) milliards de dollars US à mobiliser auprès des autres partenaires et gouvernements des pays bénéficiaires.

Parallèlement au PSDA, le Groupe de la BID a mis en œuvre d'autres programmes destinés aux pays membres africains. Il s'agit, notamment, du Programme d'éducation bilingue (PEB), du Programme de lutte accélérée contre le paludisme, du Programme de lutte contre la cécité, et de la Déclaration de Djeddah en matière de sécurité alimentaire.

Les résultats de ces programmes ont été louables, allant de l'augmentation des taux de fréquentations scolaires au Niger à la restauration de la vue en faveur de près de 9.000 mal voyants opérés de la cataracte dans huit (8) pays.
 



Mardi 28 Janvier 2014 - 16:24



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