La Grèce veut renégocier son plan de rigueur

Le nouveau gouvernement de coalition grec issu des élections du 17 juin, dirigé par Antonis Samaras, demande que lui soit accordé un délai dans l'application du plan d'austérité imposé par le FMI et l'Union européenne. Il voudrait ne pas aggraver la crise sociale liée aux suppressions d'emplois et aux réductions de salaire.



La Grèce veut renégocier son plan de rigueur
Le gouvernement grec veut revenir sur ses engagements de suppression de 150 000 emplois publics, de réduction des salaires et des aides sociales. Le premier puis le deuxième plan d'aide à la Grèce ont plongé le pays dans la récession, et le chômage atteint près de 25% de la population active. Le gouvernement annonce donc le gel des départs de fonctionnaires et la revalorisation des allocations chômage. Dans le privé, le salaire minimum, qui a baissé de plus de 20%, devra être renégocié entre salariés et employeurs.

De son côté, le gouvernement d'Antonis Samaras s'engage à réduire la bureaucratie. La Grèce demande au moins deux ans de plus que prévu, soit jusqu'en 2016, pour appliquer de manière moins violente les réformes d'ajustement budgétaire.

La révision du plan d'austérité drastique imposé à la Grèce en contrepartie de l'aide internationale était au coeur de la campagne pour les législatives. Mais il faudra encore convaincre les experts de l'Union européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne. Ceux-ci doivent reprendre lundi à Athènes des discussions interrompues depuis deux mois.

RFI


Dimanche 24 Juin 2012 - 13:41



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