La Russie revendique 1,2 million de km² dans l’océan Arctique

Géographiquement stratégique et riche en matières premières, l’océan Arctique attise les convoitises internationales, et notamment celles de la Russie. En 2001, le pays avait déjà soumis une requête à l’ONU afin de faire valoir sa souveraineté sur la zone. Mardi 4 août, Moscou a soumis une nouvelle revendication aux Nations unies, revendication qui concerne plus d’un million de km².



La revendication devrait faire grincer des dents tant l’appétit russe est conséquent : la Russie a déposé mardi 4 août sa demande devant la Commission de l’ONU chargée de définir les limites du plateau continental. S’appuyant sur ses recherches scientifiques, Moscou estime que sa souveraineté devrait s’exercer sur 1,2 million de km² dans l’Arctique.

Cette demande comprend le pôle Nord, ce qui donnerait à la Russie l’accès à des dépôts d’hydrocarbures  estimés à près 5 milliards de tonnes, des ressources colossales également convoitées par les Etats-Unis, le Canada, le Danemark et la Norvège. Selon le droit de la mer en vigueur, les eaux situées au-delà de 200 miles des terres (environ 370 kilomètres) sont considérées juridiquement comme étant internationales.

A Moscou, on mise énormément sur le Nord. Une commission spéciale a été créée en février. On y voit des débouchés scientifiques et stratégiques. Les manœuvres militaires s’y sont multipliées. L’Arctique occupe une place importante dans la nouvelle doctrine navale russe  récemment présentée par le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine. « L’Arctique nous offre un débouché direct et complètement libre sur les océans Atlantique et Pacifique ».


RFI

Mercredi 5 Août 2015 - 00:17



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