La mer Méditerranée, cimetière des migrants arabes et africains



 
 
 

« Je ne peux pas regarder la mer. J’y ai perdu mon ami Yahea. J’y ai peut être aussi perdu mon âme et ma raison. Je hais la mer. Je ne peux pas la regarder ».

Ce témoignage est de Mohamed Kazkji, 22 ans, étudiant ingénieur en électricité originaire de Syrie. Il a été recueilli dans le rapport « Migrants et réfugiés en péril en Méditerranée : Des vies à la dérive », rendu public, mardi 30 septembre 2014 par Amnesty International.

Plus de 21 000 réfugiés et migrants noyés en mer Méditerranée

Le rapport raconte « le drame prévisible » de milliers de personnes qui tentent chaque jour de rejoindre l’Europe sur des embarcations de fortune. Ils osent la traversée périlleuse en quête d’un emploi, d’un logement, d’une vie meilleure  loin des zones de conflits, de guerre et de pauvreté.

Parmi eux, 21 344 migrants et réfugiés sont morts en mer Méditerranée, ces 26 dernières années, estime Amnesty International.

623 118 autres sont parvenus irrégulièrement sur les rivages d’un pays de l’UE durant la même période.  Un peu moins de 40 000 par an en moyenne.

Entre le début de l’année et le 15 septembre 2014, ce sont plus de 2 500 personnes qui ont péri en mer, dont plus de 2 200 depuis le début du mois de juin. Près de 2 % des personnes qui ont tenté la traversée en 2014 se sont noyées.

Durant les huit premiers mois de 2014, environ 40 % des personnes arrivées en Europe de manière irrégulière par la zone centrale de la Méditerranée étaient des Érythréens (23 %) et des Syriens (17 %).

Entre le début de l’année et le 15 septembre 2014, ce sont plus de 2 500 personnes qui ont péri durant la traversée, selon les estimations de l’organisation.

Combien d’autres demeurent disparus en mer?
Fella Bouredji


Slateafrique

Jeudi 2 Octobre 2014 - 11:45



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