La patiente admise dans un hôpital parisien ne souffre pas d'Ebola

La ministre de la Santé a levé les doutes sur un potentiel cas du virus en France. Elle a détaillé les mesures prises pour faire face à une potentielle épidémie.



«Aucun autre malade d'Ebola n'est pris en charge sur notre territoire», a annoncé la ministre de la Santé Marisol Touraine vendredi après-midi en conférence de presse, mettant fin à une journée de crainte sur un potentiel nouveau cas d'Ebola en France.
Une patiente hospitalisée à l'hôpital Bichat à Paris était en effet passée au niveau «probable», grade supérieur d'évaluation du risque, après un interrogatoire de l'Institut de veille sanitaire (INVS). Des prélèvements ont été effectués et envoyés à l'Institut Pasteur de Lyon. Les résultats arrivés en fin d'après-midi se sont révélés négatifs. Cette personne reviendrait d'un voyage au Liberia mais ne serait pas un personnel soignant, selon RMC. «Les analyses menées ont permis d'écarter la suspicion d'Ebola», a déclaré Marisol Touraine .
La ministre a donné des détails sur la manière dont s'organise la France face à l'épidémie d'Ebola. Une «épidémie grave, très grave», une «crise majeure», a-t-elle insisté. «Je prépare notre système de santé à recevoir des patients touchés» a annoncé la ministre.
Marisol Touraine a demandé à la presse d'«éviter d'amplifier l'inquiétude dans notre pays», tout en ajoutant que «la transparence est la condition absolue de la confiance». Manuel Valls, lui, a mis en garde vendredi à Toulouse contre d'éventuels «mouvements de panique». «Il faut être prudent. Cette prudence s'adresse aux autorités et à la presse pour ne pas provoquer des mouvements de panique comme on a pu en constater», a déclaré le premier ministre en marge du congrès de l'Association des régions de France.
Une personne contaminée a déjà été soignée sur le sol français: une infirmière de Médecins sans frontières infectée au Liberia, qui avait été rapatriée pour être soignée à l'hôpital Bégin de Saint-Mandé dans le Val-de-Marne. Guérie, elle a pu rentrer chez elle début octobre. En début de semaine, le premier cas de contamination en dehors du continent africain a été rendu public. Il s'agit d'une aide-soignante espagnole, qui aurait contracté le virus en s'occupant d'un malade à Madrid. Son état était vendredi «stable mais critique».
La ministre française de la Santé, Marisol Touraine, a déclaré que la France travaillait à obtenir un renforcement des contrôles au départ auprès des pays touchés par l'épidémie, le contrôle à l'arrivée des voyageurs n'étant pas «la solution miracle».

le figaro

Vendredi 10 Octobre 2014 - 17:56



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