La salsa au Sénégal racontée par des maestros…

Le chanteur Pape Fall et son groupe l’African Salsa se mettent au rythme des cinquante ans de l’indépendance du Sénégal. D’où le bal des 50 ans dans leur programme. Un bal ouvert hier à la maison de la culture Douta Seck avec une conférence sur les 50 ans de la musique salsa au Sénégal. Une conférence animée par les maestros Mass Diallo et Djibril Gaby Gaye.



La salsa au Sénégal racontée par des maestros…


La République Sénégalaise a cinquante ans, l’African Salsa en a quinze. Anniversaire pour anniversaire, le lead vocal de l’African Salsa Pape Fall fête les deux. C’est ainsi qu’il a initié une série de manifestations pour donner de l’allure à ces fêtes. La conférence sur les cinquante années de la musique salsa au Sénégal était animée par les animateurs d’émissions musicales Djibril Gaby Gaye de la Rts et Massamba Diallo de Rdv en présence du directeur des arts, elle donne le ton d’un programme qui se décline suivant trois axes. Par conséquent suivront une soirée de gala prévue ce samedi dans les jardins de la maison de la culture et un concert au centre culturel Léopold Sédar Senghor (ex Ccf).

Devant une salle essentiellement composée de salséros, Djibril Gaye avec son éternel chapeau, à l’image d’ailleurs de ses compères présents dans la salle, s’est plu à retracer les débuts de la salsa au Sénégal. L’animateur de l’émission le bon vieux ton qui était diffusée sur la Rts s’est voulu précis dès l’entame de son exposé. « Ce thème est forcément limitatif sur ce genre musical si l’on s’interroge sur son origine au Sénégal qui véritablement date des années 20 » prévient-il. Alors que le thème du jour portait sur « la musique salsa des indépendances à nos jours ». Gaby a donc jugé opportun de remonter l’histoire jusqu’aux années 20 afin d’établir des liens entre les différentes périodes que sont 1920, cela va de soi, 1930, 1940, 1950 et enfin 1960. Initialement appelée musique populaire cubaine, cette musique venue de Cuba a ensuite été baptisée musique afro cubaine et latine jazz avant de porter le nom de salsa.

Introduite au Sénégal grâce aux soldats américains qui en venant à Saint-Louis transportaient dans leurs bagages leur culture et bien sûr leur musique, la salsa s’est peu à peu imposée. Au moment où Fidel Castro fermait les frontières et entravait l’expansion de ce genre musical, « au Sénégal des orchestres de salsa voyaient le jour avec l’arrivée sur le marché du disque des 30 tours suivis des 25 tours et des 33 tours ainsi que des 45 tours par des firmes comme la voix de son maître, Secco, Atlantic-Phillihs, Columbia et autres » renseigne Djibril Gaby Gaye. La naissance des orchestres devait être accompagnée de l’émergence de boîtes de nuit. Ont ainsi vu le jour des boîtes de nuit dont le Ferlo, le Moulin rouge, le Shanghai bar, le Miami, le point Gamarce entre autres lieux.

Par ailleurs, si cette musique a eu un tel succès c’est parce que des pionniers se sont constitués en moteur pour la faire marcher. C’est ainsi Mass Diallo s’est plu à rappeler de grands noms à qui les salséros et les férus de cette musique doivent beaucoup. Parmi ceux-ci figurent Laba Sosseh, Ibra kassé, Dexter Allui Johnson, Lynx Fall, Pape Fall, Alias Diallo, etc.

Bigué Bob

Jeudi 8 Juillet 2010 - 02:01



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