Latif Coulibaly après son audition : "Si eux qui détiennent l’information ne s’entendent pas sur les règles du jeu, c’est terrible"

Après son audition à huis clos, par le Sénat, sur sa gestion de la vente de la troisième licence de téléphonie au Sénégal, attribuée à l’opérateur soudanais, SUDATEL, le ministre d’Etat, ministre des infrastructures, de la coopération internationale, des transportes aériens avait souhaité que le journaliste investigateur qui avait révélé le scandale des 20 milliards de commissions suit ses pas. Ce samedi, Abdou Latif Coulibaly l’a fait devant un jury populaire à l’intention du cadre de concertation et d'action de la société civile (Casc). Ce face à face avec le public avait pour objectif d'éclairer la lanterne des Sénégalais sur ces commissions.



Latif Coulibaly après son audition : "Si eux qui détiennent l’information ne s’entendent pas sur les règles du jeu, c’est terrible"
Devant un public composé de plusieurs composantes de la société, Abdou Latif Coulibaly est revenu sur les péripéties de la vente dela 3e licence de téléphonie avant d’arriver aux fameuses commissions de 20 milliards de francs CFA de commissions. Car pour lui, il y a un véritable problème quand les autorités de ce pays ne parlent pas le même langage sur le prix de la vente.« Si eux, qui détiennent l’information, ne parviennent pas à s’entendre sur les règles du jeu, sur la vraie information, c’est terrible », a indiqué le journaliste.

«On ne peut pas vendre une licence à un Soudanais et que ni le président, ni le ministre des finances ni l’ARTP, qui a supposé vendre ne soit en mesure de dire aux sénégalais à combien on l’a vendue », s’est encore indigné le journaliste.

A l’en croire, au moment où la Présidence parlait de Milliards de Francs, le ministère des Finances lui, évoquait 89 milliards. Au même moment, en Conseil des ministres, le chiffre de 100 milliards est agité. C’est la raison pour laquelle « J’ai dit aux Sénégalais qu’au fond, on a vendu cette licence à tant mais que le pays n’a pas reçu ça », a-t-il expliqué en ajoutant : « que si c’est un problème de le dire, il ne faut pas prétendre qu’on est dans un pays démocratique ».

Par ailleurs, le directeur de publication de La Gazette a même profité de la tribune pour démentir les autorités qui avaient soutenu que la vente de la 3e licence s’est monnayée en dollar. Il soutient qu’elle s’est effectuée en euro qui est une devise plus fixe.

Charles Thialice SENGHOR

Dimanche 5 Septembre 2010 - 09:38



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