Le Hamas critique le placement en détention préventive de l’ex-président égyptien Morsi

Le président égyptien déchu Mohamed Morsi a été placé en détention, selon une décision d’un tribunal du Caire qui estime que l’ancien chef de l’Etat s’est rendu « complice » d’attaques contre la police égyptiennes menées par le Hamas palestinien, à l’époque d’Hosni Moubarak. Les juges égyptiens estiment par ailleurs que le mouvement islamiste palestinien est impliqué dans l’évasion de Mohamed Morsi début 2011. Le placement en détention de l’ancien président est critiqué par les Frères musulmans égyptiens et également par le Hamas palestinien qui contrôle la bande de Gaza.



Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, s'adressant à la foule lors des célébrations du 25e anniversaire de son mouvement, à Gaza, le 8 décembre 2012. REUTERS/Ahmed Jadallah
Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, s'adressant à la foule lors des célébrations du 25e anniversaire de son mouvement, à Gaza, le 8 décembre 2012. REUTERS/Ahmed Jadallah
Un porte-parole du Hamas dans la bande de Gaza dénonce la mise en détention de Mohammed Morsi parlant d’un « développement dangereux » et estimant que le pouvoir actuel en Egypte « renonce aux causes nationales parmi lesquelles la cause palestinienne ». Le Hamas traverse une période délicate depuis la chute de Mohamed Morsi. Le mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza voit s’éloigner à grande vitesse les espoirs suscités par les soulèvements arabes.
Issu de la mouvance des Frères musulmans, le Hamas avait applaudi en 2012 l’arrivée au pouvoir de Mohamed Morsi, membre de la confrérie. Mais le mouvement palestinien avait rapidement dû déchanter en constatant que l’armée égyptienne ne modifiait pas radicalement son strict contrôle de la frontière entre la bande de Gaza et le Sinaï égyptien.
Depuis le renversement de Mohamed Morsi, la situation s’est encore durcie : l’armée égyptienne accentue sa politique de fermeture des tunnels de contrebande entre Gaza et le territoire égyptien. Voici désormais le Hamas accusé d’ingérence dans les affaires intérieures de l’Egypte. Le mouvement islamiste palestinien risque de nouveau d’être isolé dans la région d’autant qu’il a rompu avec le régime syrien de Bachar el-Assad, autrefois l’un de ses principaux parrains.

Source : Rfi.fr

Dépéche

Vendredi 26 Juillet 2013 - 16:52



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