Le SG du SAES s'adresse au président de la Banque Mondiale : c'est une sortie « irrespectueuse, outrageante et désastreuse »



Le SG du SAES s'adresse au président de la Banque Mondiale : c'est une sortie « irrespectueuse, outrageante et désastreuse »

La représentante résidente de la Banque mondiale au Sénégal, Véra Songwé s'est attiré les foudres des universitaires du Sénégal après sa sortie lors de la visite de M Badr e. Seydi Ababacar Ndiaye, le secrétaire général du Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (Saes) a adressé une correspondance virulente à son supérieur hiérarchique, le président du groupe de la Banque Mondiale, le Dr Jim Yong Kim.


Revenant sur les propos de Madame Songwe, le Saes rappelle que cette dernière a reproché au gouvernement d'avoir cédé aux pressions des syndicats. Ce qui de son avis, conduit au fait que les enseignants-chercheurs Sénégalais sont cinq lois plus mieux payé que leurs homologues américains. Une information que le Saes réfute tout en bloc. « On connaissait la Banque mondiale plus rigoureuse », soutient le Sg du Saes.


Poursuivant sa lettre, le syndicaliste informe qu'au-delà de « l'outrage dont les propos procèdent et du sceau de l'ingérence dont ils sont empreints, c'est surtout, le caractère étrange au regard de la catégorie socioprofessionnelle de son auteur, de la nature de son institution d'appartenance et du contexte de son expression qui surprend ».


Il réplique toujours en traitant d'ingérence inacceptable dans les affaires intérieures du Sénégal, ces informations. Selon Seydi Ababacar Ndiaye, « en versant dans le jeu politicien », les fonctionnaires de la Banque Mondiale ont été légers. Il soutient aussi que le « discours malheureux » et « les attaques maladroites et malvenus » contrastent avec les propos de Mactar Diop, vice-président de la Banque mondiale Afrique lors des travaux du Groupe consultatif de Paris. Ainsi, le Saes estime que l'agent de la Banque Mondiale devrait rectifier ou retirer ses propos.



Vendredi 21 Mars 2014 - 11:02




1.Posté par Les Confessions d'un assassin financier le 21/03/2014 22:01
Les Confessions d'un assassin financier (à lire sur wikipedia lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/L...

Les Confessions d'un assassin financier - Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis est la traduction en français du livre Confessions of an Economic Hit Man écrit par John Perkins et publié en 2004.

Perkins soutient qu'une certaine élite aux États-Unis souhaite construire un empire global, défini par les présidents Lyndon Johnson et Richard Nixon.
Pour ce faire, ils ont constitué un groupe de consultants qui utilisent les organisations financières internationales pour créer les conditions permettant d'assujettir des nations à cet empire par l'endettement économique auprès d'organismes comme le FMI et la Banque mondiale.
La tâche de ces consultants est de justifier et d'argumenter la conclusion par des États d'énormes prêts internationaux dont l'argent finira, déduction faite des sommes destinées à la corruption des élites locales, sur les comptes en banques de grandes sociétés d'ingénierie et de construction américaines. Les besoins en liquidités ayant été au préalable surévalués par ces consultants, l'État se révèle incapable de payer sa dette et entre en sujétion vis-à-vis du créancier.
Cette position de pouvoir permet ensuite au créancier d'exiger à l'état débiteur l'établissement de bases militaires, un vote favorable aux Nations unies ainsi qu'une loyauté politique en général ou l'accès à d'éventuelles richesses pétrolières et autres ressources naturelles. Perkins qualifie ces méthodes de mafieuses.
Parfois ces prêts prennent la forme pernicieuse d'une aide au développement, ce que critique Perkins, car cette aide est motivée par la cupidité. Perkins s'attaque d'ailleurs au bien fondé de l'idéal du développement universel, se demandant si le monde entier peut vivre avec le même train
de vie que les États-Unis, sachant que les ressources globales sont limitées. Il exprime des doutes sur la viabilité et le suprématisme du système dominant, si on considère sa piètre qualité de vie et les statistiques élevées de suicides, divorces, abus de drogues, dépressions et crimes divers.

Méthodes de manipulation économiques

Il s'agit de justifier l'endettement d'un pays en prétextant une future augmentation du PNB.
Le projet économique ayant pour résultat la plus forte croissance annuelle moyenne du PNB devait l'emporter sur les autres. Pour ce faire, Perkins décrit la « méthode Markov de modélisation économétrique » comme ayant été développée sous sa supervision par un mathématicien du Massachusetts Institute of Technology, le titulaire d'un doctorat Nadipuram Prasad, pour soi-disant prévoir l'impact d'un investissement infrastructurel sur le développement économique. L'avantage de convaincre par des calculs complexes est que seul un économiste doué et ayant du temps devant lui pourrait contester une affirmation issue de cette méthode. Perkins dénonce la nature trompeuse du PNB : celui-ci peut croître même s'il ne profite qu'à une seule personne dans un pays. Il peut croître, même si les riches s'enrichissent et les pauvres s'appauvrissent. Même si le fardeau de
dettes prive les citoyens les plus pauvres de soins de santé, d'éducation et d'autres services sociaux pendant des décennies.

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