Le ciné bus, ce cinéma du réel le soir au village

La presse Sénégalaise couvre de près et de loin comme chaque année le FESPACO. Des reportages sont consacrés à la fermeture des salles de cinéma et des difficultés du secteur au Sénégal. Devant la fermeture des salles et la domination de la Télé, des initiatives comme le ciné club sont à saluer. Il en est ainsi du ciné bus, même si ce dernier est exclusivement consacré au développement par des associations et autres organisations.



Le ciné bus, ce cinéma du réel le soir au village
Face à la fermeture des salles de cinéma, « il faut désormais amener le cinéma aux populations », disait le cinéaste Moussa Séne Absa, lors de l’installation à Nguékhokh dans la région de Thiès d’un ciné club. Le directeur de la cinématographie Hugues Diaz, promettait lors de la même occasion de l’ouverture de structures pareilles dans d’autres localités.

Les organisateurs de la 23ième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui se déroule du 23 février au 2 mars soulignent que le FESPACO permet « les contacts et les échanges entre professionnels du cinéma et de l’audiovisuel et contribue à l’essor, au développement et à la sauvegarde du cinéma africain, en tant que moyen d’expression, d’éducation et de conscientisation ».

La dimension éducative et de conscientisation est toujours importante dans le cinéma africain et il doit en être ainsi pendant longtemps pour le combat du développement. D’ailleurs pour Baba Hamma, ministre de la culture et du tourisme burkinabé, « placée l’édition sous le thème du cinéma africain et politique publique, est une façon d’inviter les dirigeants africains pour une prise en compte du cinéma dans leurs politiques de développement en Afrique. Selon lui, le cinéma participe au développement du continent. Mieux, il a invité les dirigeants africains, à tout mettre en œuvre pour que la dimension sociale du cinéma prenne l’ampleur afin de consolider la paix dans une Afrique ou des conflits sont alimentés par l’intolérance et l’ignorance ».

Au Sénégal, l’ONG Plan Sénégal, au niveau de son bureau de Louga, développe quelque chose qui s’apparente un peu au cinéma itinérant. Il s’agit du ciné bus consacré exclusivement au développement de la petite enfance. Des vidéos consacrées à la petite enfance, notamment en ce qui concerne des sujets comme l’éveil des tout-petits, leur santé et leur nutrition, sont réalisées. Ce ciné bus entre dans le cadre de la sensibilisation effectuée autour de cette cible par le Projet de Développement Intégré de la Petite Enfance (PDIPE), un projet financé par Plan Norvège et développé à Louga et Saint-Louis par Plan Sénégal.

Chaque soir, à la place publique du village, une projection est effectuée sur un sujet qui concerne l’enfance, avec un débat à la fin pour la compréhension et l’implication de tous dans la prise en charge des tout-petits. Des clips de musique et des sketchs sont diffusés avant la projection du film du jour. C’est ainsi comme un cinéma itinérant qui épouse la réalité du milieu et l’engouement suscité montre toujours la magie du grand écran.


Mardi 26 Février 2013 - 20:30



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