Législatives en Guinée: les mythes d'une campagne électorale

La campagne électorale en Guinée s’achève ce jeudi 26 septembre. C'est samedi que se tiendront les législatives. cette campagne a été marquée, sur la fin, par des violences dans plusieurs villes dont la capitale Conakry. Si le pouvoir a mis à profit la campagne pour défendre son bilan et les trois ans de réformes, l’opposition, elle, a critiqué une situation économique et sociale difficile. Au total, le débat d’idée s’est souvent résumé à agiter quelques mythes politiques.



Le président guinéen, Alpha Condé. AFP PHOTO KENZO TRIBOUILLARD
Le président guinéen, Alpha Condé. AFP PHOTO KENZO TRIBOUILLARD
Au milieu du catalogue de promesses mirifiques, étalées par les candidats, il existe un mythe bien ancré dans l’esprit des citoyens : une fois passées les législatives, les investisseurs étrangers viendront en Guinée. C’est l’avis de l’homme de la rue.

Le parti au pouvoir a utilisé ce mythe pour convaincre les citoyens de dépasser les querelles de fichier électoral et d’aller enfin aux urnes. Et les partis politiques se sont servis du même mythe pour cacher la faiblesse du débat d’idées. Aliou Barry, le président de l’Observatoire national de la démocratie et des droits de l’homme estime que la classe politique fait fausse route.

Certes, la stabilité politique et institutionnelle est une condition nécessaire. Mais pour attirer les entreprises, il faut davantage, selon ce commerçant.

Depuis plusieurs années la Guinée travaille à rendre le pays plus attractif pour les investisseurs, mais entre ce travail de fond et les premiers résultats, il y a un temps forcément trop long qui n’est pas celui d’une campagne électorale.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Jeudi 26 Septembre 2013 - 11:09



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