En début d'après-midi, hier, les militants ont obtenu gain de cause avec la libération du Sénégalais.
Hier matin, les mouvements spécialisés notamment dans la lutte contre les répressions homosexuelles s'acharnaient à défendre M. S., un Sénégalais de 34 ans.
Le jeune homme a été interpellé vendredi, à l'occasion d'un contrôle d'identité, dans le quartier de Wazemmes à Lille. « Au Sénégal, l'homosexualité est illégale », souligne Anne-Sophie Corset, l'avocate désignée par les associations pour soutenir M. S.
Hier matin, les services préfectoraux tentaient d'obtenir d'un juge de la liberté et de la détention (JLD) le placement de M. S. en centre de rétention pour quinze jours. Le temps d'organiser son expulsion. « M. S. a formulé une demande d'asile politique en France, précise un membre des Flamands roses. Elle a été rejetée car le Sénégal est considéré comme sûr par la France. Or M. S. a déposé un recours. Il doit pouvoir rester en France jusqu'à cette décision. » « Au Sénégal, M. S. a vu son homosexualité révélée par son propriétaire, reprend le militant.
Son appartement a été saccagé. » À l'audience, la magistrate ne s'est pas attachée au fond de cette affaire, mais aux conditions d'interpellation et de placement en garde à vue de M. S. Au nom de son client, Anne-Sophie Corset a levé une multitude d'objections et de problèmes de procédure. En début d'après-midi, M. S. était libéré. Repartant sous escorte policière afin de récupérer ses affaires, le Sénégalais soulignait que le procureur de la République avait renoncé à faire appel. •
Le jeune homme a été interpellé vendredi, à l'occasion d'un contrôle d'identité, dans le quartier de Wazemmes à Lille. « Au Sénégal, l'homosexualité est illégale », souligne Anne-Sophie Corset, l'avocate désignée par les associations pour soutenir M. S.
Hier matin, les services préfectoraux tentaient d'obtenir d'un juge de la liberté et de la détention (JLD) le placement de M. S. en centre de rétention pour quinze jours. Le temps d'organiser son expulsion. « M. S. a formulé une demande d'asile politique en France, précise un membre des Flamands roses. Elle a été rejetée car le Sénégal est considéré comme sûr par la France. Or M. S. a déposé un recours. Il doit pouvoir rester en France jusqu'à cette décision. » « Au Sénégal, M. S. a vu son homosexualité révélée par son propriétaire, reprend le militant.
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