Les observateurs de l'ONU quittent la Syrie avec amertume

Les observateurs de l’ONU ont commencé à quitter la Syrie. Leur mandat a expiré ce dimanche 19 août à minuit. Le chef des observateurs des Nations unies accuse les deux camps, régime et insurgés, de tuer des civils.



Les observateurs de l'ONU quittent la Syrie avec amertume
Le départ est amer pour les observateurs de l’ONU en Syrie. En quatre mois de présence, ils ont vu le pays sombrer dans la guerre civile, avec des combats de plus en plus violents.

Dans une dernière conférence de presse, le chef des observateurs, le général sénégalais Babacar Gaye a constaté que depuis le mois de juin, les deux camps ont intensifié les violences et que ni le régime syrien, ni les insurgés ne respectent le droit humanitaire qui impose d’épargner les civils. 
Le Conseil de sécurité a jugé que la situation était devenue trop dangereuse pour maintenir des observateurs non-armés. Ces derniers étaient de toute façon confinés dans leurs hôtels. 

L’ONU conserve malgré tout une présence réduite en Syrie, avec un bureau d’une vingtaine de personnes à Damas. Le nouveau médiateur international Lakhdar Brahimi est attendu la semaine prochaine à New York, où il devrait faire part d’une nouvelle approche pour tenter d’établir un dialogue entre le gouvernement et l’opposition en Syrie.

Damas dément la défection du vice-président syrien

Une grande confusion règne autour de la situation du vice-président syrien, Farouk al-Chareh. Des rumeurs sur sa défection et son entrée en Jordanie ont été démenties par le régime et par l’opposition, qui a fait état de l’échec d’une tentative de dissidence.
La télévision d’Etat a diffusé un communiqué du bureau du vice-président, affirmant qu’il n’a envisagé, à aucun moment, de quitter la patrie.

Mais aucune image de Farouk al-Chareh n’a été montrée. Sa dernière apparition publique remonte au 20 juillet, lorsqu’il a représenté le président Bachar el-Assad aux funérailles de quatre généraux tués dans un attentat à Damas deux jours plus tôt.
L’ancien vice-ministre du pétrole, Abdo Hussameddine, qui a fui la Syrie en mars, a affirmé que le vice-président est en résidence surveillée depuis un certain temps.

Farouk al-Chareh est la plus importante personnalité sunnite du régime. Âgé de 73 ans, il a dirigé pendant vingt-deux ans la diplomatie syrienne, avant d’être nommé vice-président en 2005, après la dissidence de son prédécesseur Abdel Halim Khaddam. Son éventuelle défection priverait le régime d’une précieuse couverture sunnite.
 


Dimanche 19 Août 2012 - 13:40



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