Les produits frais en provenance d'Afrique très pénalisés par les perturbations du transport aérien

Outre le secteur du tourisme, les perturbations du trafic aérien mondial, causées par l'immense nuage de cendres échappé du volcan islandais Eyjafjöll, entraînent aussi des conséquences sur des produits frais qui attendent de partir à l’exportation. Deux exemples concrets : les poissons frais du Sénégal et les fleurs d’Ethiopie.



Le marché aux poissons à Kayar au Sénégal
Le marché aux poissons à Kayar au Sénégal
Au Sénégal, plus d’une trentaine de sociétés sont touchées par les perturbations du transport aérien. En moyenne, 6 600 tonnes de poissons frais sont exportées par avion vers l’Europe, pour une valeur commerciale d’environ 26 millions de franc cfa. Les exportateurs sont inquiets.

Dans les congélateurs des exportateurs, les caisses de poissons s'empilent

L’usine… la SACEP, est quasi vide. Dans la cour, le camion attend depuis cinq jours et il n’a pas fait un seul aller vers l’aéroport pour décharger des caisses de poisson à destination de l’Europe… dans les congélateurs, les caisses de poissons s’empilent jusqu’au plafond. Depuis vendredi, les mareyeurs ne passent plus à la caisse, c’est toute la filière qui est touchée… La perte sèche est estimée pour l’instant à plus de 7 millions de francs CFA, plus de 10 000 euros...

En Ethiopie, les représentants de la filière horticole éthiopienne ont tiré, lundi 19 avril, la sonnette d’alarme. 80% de leurs clients sont en Europe et depuis une semaine les pertes s’accumulent. Les exportateurs craignent que le problème dure et cherchent dans l’urgence des stratégies alternatives.

Comment acheminer les fleurs d'Ethiopie vers l'Europe ?

Des chargements bloqués au Caire, d’autres en Ethiopie, au total ces derniers jours, 700 tonnes de produits ont été perdus ; des légumes mais surtout, à 90 %, des fleurs. C’est l’un des principaux produits d’exportation du pays. Les pertes avoisinent déjà les 2 millions d’euros… l’Ethiopie doit de toute urgence trouver ses solutions alternatives…Ne pas être en mesure de profiter de la Fête des mères dans une quinzaine de jours, le deuxième pic de vente de l’année après la Saint-Valentin, c’est la grosse inquiétude des exportateurs…

Rfi

Mardi 20 Avril 2010 - 12:45



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