Si plus de 30 000 sont déjà rentrés selon le gouvernement, beaucoup refusent de quitter les camps pour l'instant, a constaté Seïdou Cissé qui représente les réfugiés auprès de l'ambassade du Mali au Niger. « Nous sensibilisons au Niger et aussi au Burkina. Nous passons là-bas pour dire aux gens qu’il fait bon vivre au Mali aujourd’hui et que vraiment, Dieu merci, il y a quand même une accalmie, bien que ce ne soit pas totalement fini. Mais les gens ne veulent pas rentrer à cause de cette insécurité », rapporte-t-il.
Les réfugiés attendent que la situation se stabilise. Et la signature de l'accord de paix n'a pas suffi à les rassurer. « Aucun point n’a été appliqué jusqu’à aujourd’hui, rien n’a été fait pour le moment pour garantir la sécurité, notre sécurité, affirme Cherif ag Mohamed, réfugié au camp de Mbera et originaire de Léré. Même nos sites, nos villages ne sont pas réhabilités. Les puits sont gâtés, ils sont empoisonnés », soutient-il.
L'insécurité est aussi une des raisons qui explique l'absence jusque-là d'opération de rapatriement organisée par le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR). « Cette insécurité-là, elle ne permet pas aux gens de revenir en confiance, souligne Olivier Beer, représentant adjoint du HCR à Bamako. Et nous, elle ne nous permet pas d’avoir accès à ces personnes pour faire le suivi de protection. »
Le HCR projette depuis un an et demi d'ouvrir des bureaux à Menaka et Niafunké pour être au plus près des frontières et des réfugiés. Mais faute d'une sécurité suffisante, le projet n'a pas encore vu le jour.
Source : Rfi.fr
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