Lutte contre le terrorisme : Macky Sall durcit le ton et prône la riposte militaire

La lutte contre le terrorisme ne peut pas se faire sans que les militaires ne s’en mêlent. C’est la conviction du chef de l’Etat Macky Sall. Selon lui, penser que l’éradication du terrorisme peut passer par des solutions pacifiques serait une lourde erreur de la part des dirigeants africains, et de leurs partenaires.



Lutte contre le terrorisme : Macky Sall durcit le ton et prône la riposte militaire
On ne peut pas faire d’omelettes sans casser d’œufs. C’est l’avis du président de la République du Sénégal Macky Sall. Ce dernier,  qui présidait ce matin l’ouverture du 4e Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, a exhorté les dirigeants africains, mais aussi mondiaux à privilégier la solution militaire pour lutter contre le terrorisme.

 «Cette année, nous avons choisi de porter la réflexion sur la recherche de solutions intégrées face aux défis sécuritaires actuels de l’Afrique. Ces défis sont à la fois nombreux et complexes. Leur prise en charge efficace nécessite en conséquence, des réponses aussi diverses et complémentaires les unes aux autres», a-t-il déclaré. 

Et de poursuivre : «De toute évidence et en premier lieu, la riposte militaire sur le terrain contre les groupes terroristes est vitale. Il ne faut pas faire la fine bouche. On ne peut pas, avec des fleurs, régler les problèmes qui se passent sur le terrain. Il faut régler le problème militaire d’abord. C’est inévitable donc nous devons nous y atteler».

Le chef de l’Etat sénégalais qui prononçait son discours en présence des présidents malien, Ibrahima Boubacar Keïta, et rwandais, Paul Kagamé, se dit persuadé que c’est la logique qui commande la solution militaire. Mais, ajoute-t-il, cette solution ne peut se faire qu’à l’issue de concertations.

«Nous ne pouvons pas laisser le champ libre à des forces dont le seul objectif est de semer la mort et le chaos. Mais la riposte militaire doit être solidaire et globale pour ne laisser aucun sanctuaire aux groupes terroristes. Or, le risque aujourd’hui et pour les années à venir, c’est de voir des terroristes, vaincus ailleurs, chercher des zones de repli en Afrique pour y poursuivre leurs activités criminelles, en s’attaquant aussi bien aux populations locales, qu’aux intérêts étrangers sur le continent», martèle-t-il.

Mais, avertit-il, «ce serait une erreur fatale de sous-estimer ces risques ou de penser que le déplacement du spectre du terrorisme vers une zone donnée, mettrait les autres à l’abri. Le terrorisme et ses causes doivent être traités partout avec la même détermination et le même ordre de priorité. C’est cela aussi l’approche intégrée».

Car, conclut-il, «tant qu’il reste une zone de vulnérabilité, nous continuerons tous d’être exposés à la menace. Mais pour que la riposte sur le terrain soit efficace et cohérente, il faut des forces de défense et de sécurité suffisamment formées et entraînées, suffisamment équipées et dotées de mandats clairs et robustes».

Ousmane Demba Kane

Lundi 13 Novembre 2017 - 16:32



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