Macky sur l’élection de son frère Aliou Sall, maire de Guédiawaye : « Il s’est offert aux citoyens, a proposé et a été élu »

C’est tout simplement ça, dira le Président de la République en marge du sommet Afrique-Etats-Unis. Il n’y a pas à chercher de midi à quatorze heures. Son frère s’est offert aux citoyens, a proposé et a été élu, maire de Guédiawaye. C’est le même cas pour son beau-frère, Mansour Faye à Saint-Louis », lance par ailleurs Macky Sall qui ne manque pas de préciser : « Mais où est la dynastie dans tout ça ». Ce, d’autant plus dit-il, depuis que le Sénégal existe, tous les chefs d’Etat ont eu à un moment ou un autre, parmi leur entourage. « Ça n’a jamais été un problème ».



Macky sur l’élection de son frère Aliou Sall, maire de Guédiawaye : « Il s’est offert aux citoyens, a proposé et a été élu »
Sur la question de la dynastie Faye-Sall-Thimbo qu’on lui reproche, le Chef de l’Etat s’avoue vaincu. «J’accepte bien que les gens continuent de parler comme ils l’entendent », lance Macky Sall qui s’indique par ailleurs qu’« on me donne tellement de noms… ». Mais, « je pense que les gens doivent être sérieux dans le débat. Ces personnes qui sont visées, heureusement que ce sont des élections, ce ne sont pas des décisions du président de la République par son pouvoir régalien qui ait mis son frère, par exemple, à Guédiawaye, qui est l’une des principales villes du Sénégal ».

 
Au sujet de son frère, Aliou Sall, le chef de l’Etat de faire cette assurance : « Il a pris ses responsabilités en allant militer à Guédiawaye avant même de me demander mon avis. Il a été sanctionné par le vote des citoyens de Guédiawaye, et dès qu’il s’est manifesté le débat a fait rage « Pourquoi il vient. Il n’est pas d’ici.  C’est de la dynastie, etc. Mais le peuple de Guédiawaye a choisi ». Pareil pour le frère de la Première dame, Mansour Faye, maire de Saint-Louis, « il s’est offert aux citoyens, a proposé et a été élu », explique Macky qui se demande, « où est la dynastie dans ça ? ». Ce, avant de préciser : « J’aurais voulu que dans l’Exécutif qu’un ministre, un premier ministre pour que des pouvoirs particuliers soient donnés à nos proches, on ne le citera pas. Et pourtant, j’aurais pu le faire, puisque depuis le président Senghor, d’ailleurs depuis que le Sénégal existe, tous les chefs d’Etat ont pu en un moment ou en un autre, nommer parmi leur entourage, ça n’a jamais été le problème ».

 
D’ailleurs, il ne le leur reproche même pas mais « aujourd’hui, je pense que c’est un mot d’ordre politique qui peut mobiliser », et « les élections viennent de mettre fin à ce débat stérile, puisque finalement la souveraineté appartient au peuple. C’est au peuple de décider. Si le peuple décide d’élire Aliou Sall à Guédiawaye, écoutez, qu’on arrête de parler de dynastie Sall. Si le peuple de St-Louis élit Mansour Faye (son beau-frère) comme maire de St-Louis, je crois que le débat il s’éteint de lui-même. Maintenant il y a des gens qui continuent de vociférer sur cela. On est en démocratie, et la liberté de parole est aussi consacrée », se fâche le successeur de Wade dans une interview accordée à la Voix de l’Amérique. 


Mardi 5 Août 2014 - 11:09



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