Marc Ravalomanana à l’aéroport de Johannesbourg, le 21 janvier 2012. Reuters/Siphiwe Sibeko
C’est le grand absent de cette liste : Marc Ravalomanana, condamné pour crime de sang après son renversement en 2009, n’a cette fois-ci pas été amnistié. Son retour semble donc impossible et l’un des problèmes au cœur de la crise malgache n’est toujours pas résolu. Reste qu’ils sont tout de même 16 à être amnistiés. Et pour le professeur de droit Honoré Rakotomanana, c’est un pas vers la sortie de crise :
« Ce sont des gens emblématiques, il y a des gens très connus. Cette liste pourrait contribuer à un certain appaisement politique étant donné qu'entre 2002 et 2009, on a dit qu'il y avait des arrestations arbitraires, des détentions arbitraires et des condamnations arbitraires ».
Ce sont en majorité des militaires qui ont bénéficié de cette amnistie. Pour la plupart, ils avaient été reconnus coupables de tentative de coup d’Etat contre l’ancien président. Mais sur cette liste provisoire figurent aussi des politiques. Eliane Naika, un des leaders de la mouvance Ravalomanana et surtout Pierrot Rajaonarivelo. Le ministre des Affaires étrangères pourra ainsi être candidat, comme il le souhaite, à l’élection présidentielle.
Source: RFI
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