Madagascar: l’assignation à résidence de l’ex-président est levée

L’ancien président malgache, Marc Ravalomanana, n'est plus assigné à résidence. Le décret qui limitait ses déplacements va être abrogé. Le président de la République Hery Rajaonarimampianina l’a annoncé ce samedi 2 mai lors de la cérémonie de clôture des Assises nationales pour la réconciliation qui ont rassemblé 2000 participants.



Marc Ravalomanana est désormais libre de ses mouvements. Il avait été assigné à résidence son domicile après son retour d'exil en octobre 2014, lorsqu’il était rentré d'Afrique du Sud, où il vivait depuis son renversement en 2009. Les autorités l'accusent d'être entré sur le territoire malgache illégalement à bord d'un avion privé.

Marc Ravalomanana reconnaît des « erreurs »

Le président Hery Rajaonarimampianina a annoncé l'abrogation du décret concernant Marc Ravalomanana  lors de la cérémonie de clôture des Assises nationales pour la réconciliation, déclenchant un tonnerre d’applaudissements. Ces assises, organisées par le FFKM, le conseil oecuménique des Eglises chrétiennes du pays, ont rassemblé 2000 participants issus des 22 régions, ainsi qu'un autre ancien président, Didier Ratsiraka.

Au cours de ces Assises, l'ex-président a aussi demandé la réouverture de Tiko, son groupe agroalimentaire, après avoir présenté ses excuses pour les « erreurs » qu'il a faites dans le passé. Des excuses publiques, puisque la cérémonie était retransmise en direct par les radios et télévisions nationales. Marc Ravalomanana n'a pas précisé pour quels événements il demandait pardon.

Les Assises proposent la dissolution des institutions

Ces Assises, qui ont démarré le 28 avril dernier, n'ont finalement pas fait la lumière sur le rôle de chacun dans les différentes crises politiques qui ont secoué le pays. Les résolutions finales sont plus politiques : les participants réclament notamment la dissolution des institutions et la mise en place d'une Assemblée constituante. Ils réclament également la création de nouvelles structures, notamment une Chambre des autorités traditionnelles, un Conseil des sages et un Comité de contrôle des forces armées.

La balle est désormais dans le camp du président Hery Rajaonarimampianina. C’est lui qui a voulu ces assises et il est maintenant chargé de l'application de résolutions qui semble bien embarrassantes pour la stabilité de son pouvoir.


Rfi.fr

Dimanche 3 Mai 2015 - 08:14



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