Madagascar: l’avenir politique de la Grande île toujours en pointillés

A Madagascar, on attend ce jeudi 1er août la deuxième venue en moins d'un mois du commissaire de l'Union africaine à la Paix et à la Sécurité. Sa visite correspond à la fin de l'ultimatum qu'il avait lui-même fixé aux parties malgaches pour appliquer son plan de sortie de crise. Cet ultimatum a expiré hier, mercredi 31 juillet, à minuit. Ce plan de sortie de crise, dit « plan en 7 points » est soutenu par la SADC, la Communauté de développement d'Afrique australe, dont le chef de délégation, Joaquim Chissano, est arrivé à Antananarivo, hier.



Andry Rajoelina, le président de la transition malgache. AFP PHOTO / BILAL TARABEY
Andry Rajoelina, le président de la transition malgache. AFP PHOTO / BILAL TARABEY
« Nous sommes venus pour voir ce qui a avancé, et ce qui n'a pas avancé. Et nous sommes venus faire avancer ce qui n'a pas avancé, au cas où on trouve quelque chose qui n'a pas avancé. »  Ces propos flous de l'ancien président mozambicain, chef des médiateurs de la SADC, à sa descente d’avion, masquent à peine l'échec de l'ultimatum du 31 juillet. La communauté internationale n'arrive toujours pas à imposer le retrait des trois candidats contestés à la future élection présidentielle, dont Andry Rajoelina, le président de transition, fait partie.
La seule avancée qui va dans le sens de la communauté internationale est un projet de loi qui vise à changer les membres de la très controversée Cour électorale spéciale, ceux qui ont validé ces candidatures illégales.
La voie diplomatique privilégiée
Lors de sa dernière visite à Madagascar il y a deux semaines, Joaquim Chissano avait promis des sanctions contre les candidats contestés s'ils ne se retiraient pas. Mais la SADC semble avoir du mal à mettre ses menaces à exécution, et Joaquim Chissano déclare privilégier la voie diplomatique.
Selon des sources proches des négociations, les médiateurs voudraient rencontrer Andry Rajoelina à huis clos, logiquement, pour qu'il se retire de la course à la présidentielle. Le président de la transition considère quant à lui toujours cette exigence comme « un ordre qui foule aux pieds la souveraineté nationale. »

SOurce : Rfi.fr

Dépéche

Jeudi 1 Août 2013 - 12:49



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