Mali: le MNLA claque la porte

Les rébellions touareg et arabe, dont le MNLA, ont annoncé qu'elles suspendaient les négociations avec le gouvernement malien portant sur les territoires du Nord.



Un touareg à Kidal, dans le nord du Mali, avec un dreapeau du MNLA, le 28 juillet 2013.
Un touareg à Kidal, dans le nord du Mali, avec un dreapeau du MNLA, le 28 juillet 2013.
Le MNLA, le HCUA et le MAA ont déclaré dans un communiqué communs qu’ils informaient "l’opinion nationale et internationale que suite aux multiples difficultés de mise en œuvre de l’accord de Ouagadougou, causées notamment par le non respect par la partie gouvernementale malienne de ses engagements", la coordination qui rassemble ces trois groupes "a décidé de suspendre sa participation aux structures de mise en œuvre du dit accord."
La question du statut du nord malien, que les mouvements touareg appellent “Azawad”, hérisse les deux camps.
Les rebelles souhaitent l'autonomie, dont Bamako ne veut pas entendre parler.
Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta avait assuré qu'il ne négocierait “jamais l'intégrité territoriale du Mali ainsi que l'unité nationale".
Les accords de Ouagadougou, conclus en juin dernier entre Bamako et les rebelles sous l'égide de la communauté internationale, jetaient les bases d'une future négociation entre les deux belligérants.
Les groupes rebelles ne cessent depuis d'accuser l'Etat malien de s'être rendu coupable de multiples violations de cet accord.
Vivant essentiellement dans le Nord, la communauté touareg - quelques centaines de milliers de personnes sur une population totale d'environ 15 millions d'habitants - s'estime mise à l'écart du développement du reste du pays. L
a France a appelé vendredi toutes les parties au Mali "à faire preuve d'une attitude constructive", et renouvelé son "soutien" au président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
"Il est important que le processus de dialogue se poursuive, en vue de parvenir à une véritable réconciliation entre Maliens", a déclaré le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay Vincent Floreani.

Source : BBC Afrique

Dépéche

Vendredi 27 Septembre 2013 - 14:27



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