Manuels Valls à Dakar depuis hier: les retombées d'une visite



Manuels Valls à Dakar depuis hier: les retombées d'une visite
Le Premier Ministre de la République française, Monsieur Manuel VALLS effectue au Sénégal, les 22 et 23 septembre 2016, une visite officielle de travail. Cette visite fait suite à celle que son homologue sénégalais, Monsieur Mahammed Boun Abdallah DIONNE lui a rendue en France, en juillet 2015, à la tête d’une forte délégation composée notamment de membres du Gouvernement et du secteur privé national.

En entamant sa tournée africaine par le Sénégal, le Premier Ministre Manuel VALLS témoigne «de tout l’intérêt et la considération que la France accorde à notre pays qui est une plaque tournante qui compte dans le concert des nations. Au-delà du Sénégal, c’est une marque d’estime et d’égard à l’endroit du Président de la République, son Excellence Monsieur Macky SALL dont le leadership, le charisme et l’action notamment dans le règlement des crises en Afrique, sont reconnus à travers le monde entier », précise le communiqué parvenu à Pressafrik.com.  

Ces visites de travail réciproques et la prochaine visite d’Etat que le Président Macky SALL envisage d’effectuer en France, rentrent dans le cadre du raffermissement des liens séculaires entre le Sénégal et son premier partenaire économique, et montrent surtout que l’axe Dakar-Paris se porte très bien.
Le séjour du Premier Ministre VALLS sera marqué par des temps forts notamment, la signature de conventions de financement, des rencontres de travail telles que le séminaire intergouvernemental, et des visites de terrain.

Durant également ces deux (2) jours de travail, des rencontres avec la presse sont prévues notamment un point de presse conjoint des deux Premiers Ministres.

Dans le cadre de cette visite, le Gouvernement français compte mettre à la disposition de notre pays, par le biais de l’Agence française de Développement (AFD) une contribution financière destinée au projet de «réalisation d’une usine de traitement d’eau potable à Keur Momar Sarr et ses renforcements en aval KMS3» d’un montant de 93 millions d’euros, soit environ 61,004 milliards de FCFA.

Quatre (4) autres partenaires techniques et financiers à savoir la Banque mondiale, la Banque africaine de Développement, la Banque européenne d’Investissement et la Banque islamique de Développement viendront compléter le coût global du projet qui s’élève à 416 millions d’euros, soit environ 272,878 milliards de FCFA.

L’objectif de ce projet est «de procéder à une extension de la capacité du système d’Adduction du Lac de Guiers à travers une bonne alimentation de la capitale (Dakar) en eau potable qui souffre de l’absence de ressource suffisante et une croissance démographique, plus importante que prévue ces dernières années». Et «ce projet  permettra de contribuer à un service d’eau potable sûr, en permettant aussi un accès universel dans la capitale sénégalaise par un renforcement et une extension du réseau de distribution et de consolider la régulation du secteur et la capacité des acteurs».
 
Le Plan Sénégal Emergent (PSE) adopté pour accroître la productivité et la compétitivité à l’horizon 2035, la stratégie cible quelques secteurs prioritaires et vise la création massive d’emploi d’ici à 2020. Toutefois, les programmes d’enseignement sont encore inadaptés aux exigences du marché du travail car ils n’offrent pas assez de formation de techniciens supérieurs dans les filières professionnalisantes.
 
L’Etat du Sénégal s’est engagé depuis 2012 dans une réforme ambitieuse de l’enseignement supérieur visant notamment à diversifier l’offre de formation supérieure vers un nouveau type de formations supérieures : techniques, décentralisées et ancrées dans les bassins d’emploi régionaux, afin de renforcer l’employabilité des diplômés et leur contribution à la densification du tissu des PME.
 
Ainsi, une décision présidentielle a été prise le 13 août 2013 pour « réorienter le système d’enseignement supérieur vers les sciences, la technologie, les formations professionnelles courtes ». Un des résultats attendus est l’implantation d’un réseau national d’Instituts supérieurs d’Enseignement professionnel (ISEP) sur toute l’étendue du territoire. Les ISEP ont pour vocation d’offrir des programmes professionnels courts (BAC+2), en fonction des besoins des milieux économiques et du bassin d’emploi.
 
L’Agence Française de développement (AFD) s’est proposée de soutenir l’orientation en matière de formation professionnelle qui met l’accent d’une part sur l’«éducation-formation-emploi », et d’autre part sur la diversification des dispositifs de formation et d’insertion.
 
Le projet, d’un montant total de 20 millions d’euros (18 millions de prêt et 2 millions de subvention), vise à étendre le réseau d’Instituts supérieurs d’enseignement professionnel en finançant la construction et la mise en œuvre d’un ISEP à Saint-Louis/Richard-Toll (Vallée du Fleuve Sénégal) et d’un second à Ziguinchor/Bignona (Casamance). Il permettra «d’accueillir à long terme jusqu’à 5000 apprenants à Richard-Toll, au sein de programmes de formation dans les domaines de l’Agriculture, Elevage, Pêche-Aquaculture, Agroéquipements-Agroalimentaire, Tourisme. Les entreprises de la zone seront mobilisées pour la formation en alternance, d’accueillir à long terme jusqu’à 3000 apprenants à Bignona, au sein de programmes de formation dans les domaines de l’Agriculture, Métiers de l’eau, Métiers verts, Artisanat, Tourisme, Développement durable, etc… de manière à contribuer au renforcement du tissu des PME locales, d’appuyer les activités transversales du réseau des ISEP (RISEP) afin de favoriser les économies d’échelle dans l’offre de formation, l’organisation  et la gestion des établissements». 


Vendredi 23 Septembre 2016 - 12:00



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