Mbane reste pour Bennoo : Enjeux d’une bataille épique entre pouvoir et opposition



Mbane reste pour Bennoo : Enjeux d’une bataille épique entre pouvoir et opposition
Mbane, cette communauté rurale du Walo reste aux commandes de la Coalition Bennoo Siggil Senegaal (BSS). La Cour suprême a rejeté ce jeudi le rabat d’arrêt introduit par la Coalition Sopi 2009. Elle met fin à un long feuilleton de contestations liées en partie à l’enjeu que constitue le contrôle de cette zone où des pontes du régime dont le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, Zacaria Diaw, Thierno Lô, du Tourisme et d’autres alliés du président de la République et hommes d’affaires ont bénéficié de terres. Les procédures ayant abouti à la cession de ces terres n’a pas été régulières, selon Aliou Diack, élu à la tête de la Communauté rurale au lendemain du scrutin du 22 mars.

D’intenses protestations avaient suivi l’élection de M. Diack. La Coalition Sopi a matérialisé cela à travers un recours auprès de la Cour d’appel qui a annulé en juin dernier le résultat des élections locales du 22 mars 2009, permettant ainsi au parti au pouvoir d’installer son homme. Et cela malgré la farouche résistance de l’opposition qui a allié bataille judiciaire et mobilisations sur le terrain.

Une stratégie qui a payé. La Cour Suprême a tranché en faveur de la coalition Bennoo Siggil Senegaal le 11 août dernier. Mais la coalition Sopi n’avait pas dit son dernier mot, introduisant ainsi un rabat d’arrêt auprès de la même cour de justice.
Réagissant à la nouvelle donne sur les ondes de nos confrères de la Rfm, Me Moustapha Mbaye, l’avocat de Bennoo Siggil Senegaal a demandé aux autorités de tout mettre en œuvre pour le démarrage des travaux sous la coupe de l’équipe de M. Diack.

Le retour de la nouvelle équipe va-t-elle consacrer une annulation des décisions de cession des terres ? On est tenté de le croire, pendant la crise, l’opposition avait affiché sa détermination à résoudre «l’injustice commise» dans cette partie du Senegaal. Le pouvoir va-t-il se laisser faire ? Des collectivités locales ayant exprimé leur désaccord par rapport à la politique du gouvernement ont été dissoutes avant les locales de 2009. L’Etat ira-t-il jusqu’à cette extrémité ? Les prochains développements édifieront.

Issa Ndiaye

Vendredi 9 Octobre 2009 - 09:24



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