Naufrage du Sewol: quatre autres membres de l'équipage arrêtés

Après l'arrestation du capitaine du Sewol, samedi dernier, trois officiers et un mécanicien du ferry ont été interpellés et placés en garde à vue ce lundi 21 avril. Ils pourraient être poursuivis pour les mêmes chefs d'accusation : négligence, carence dans la sécurité des passagers en violation du code maritime. La présidente sud-coréenne elle-même a estimé que les actes de l'équipage étaient « équivalents à un meurtre ».



La présidente de Corée du Sud, Park Geun-Hye, a déclaré ce lundi que « les actes du capitaine et de certains membres de l'équipage sont totalement incompréhensibles, inacceptables et équivalents à un meurtre. » La chef d'Etat a aussi fait part de ses sentiments vis-à-vis de la tragédie : « Non seulement moi, mais tous les Sud-Coréens, avons le coeur brisé, [sommes] sous le choc, et remplis de colère. »

A ce jour, le bilan fait état de 65 morts et 237 disparus. Le ferry, qui transportait 479 passagers, comptait 339 lycéens en voyage scolaire. Cet effroyable bilan ne cesse de s’aggraver au fur et à mesure que les corps sont sortis de l’épave par les équipes de plongeurs. Plus de cinq jours après l’accident, les raisons de ce drame commencent à se préciser.

Réaction tardive de l'équipage

Dans l'enregistrement sonore des conversations entre les garde-côtes et l'équipage, on peut entendre les garde-côtes lancer un appel désespéré à l’aide, alors que le ferry Sewol est déjà presque retourné. L’enregistrement met donc en évidence l’indécision coupable de l'équipage, qui a ordonné l’évacuation deux heures trop tard. Il n’avait pas été formé correctement à répondre à une catastrophe, une défaillance de plus dans une longue chaîne de dysfonctionnements.

Le bateau avait aussi été alourdi après l’ajout récent de cabines. Selon plusieurs témoignages, il était surchargé, sa cargaison mal arrimée. Celle-ci aurait glissé et provoqué le basculement du navire après un virage très brusque ordonné par le 3ème lieutenant. Cette dernière, une novice, se trouvait à la barre sans le capitaine alors que le navire traversait à grande vitesse une zone dangereuse.

Le système de réponse aux désastres du gouvernement est aussi accusé d’avoir réagi beaucoup trop lentement. Autant d’éléments qui provoquent la colère des familles et de tout un pays.



Rfi.fr

Lundi 21 Avril 2014 - 12:28



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