Nigeria: Boko Haram commet un massacre au bord du lac Tchad

Selon une information révélée ce matin par l'Agence France-Presse, les islamistes nigérians du groupe Boko Haram ont tué 48 commerçants près du village de Doron Baga, sur les berges du lac Tchad. Les commerçants venus de Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno, voulaient aller au Tchad pour acheter du poisson. Le drame s'est produit jeudi dernier et selon nos informations, l’attaque aurait pu être bien plus meurtrière.



Le mouvement d'Abubakar Shekau a égorgé et noyé plus de quarante commerçants vers le lac Tchad. AFP PHOTO / BOKO HARAM
Le mouvement d'Abubakar Shekau a égorgé et noyé plus de quarante commerçants vers le lac Tchad. AFP PHOTO / BOKO HARAM

Les commerçants nigérians qui vont chercher du poisson au Tchad ont l'habitude de voyager en convoi jusqu'au village de Dogon Bara. De là, ils partent vers les îls du lac Tchad en empruntant une route pourtant réputée sûre. Mais, ce jeudi 20 novembre, ils n'ont pas pu atteindre le village. A quelques kilomètres de là, ils ont été stoppés par des miliciens de Boko Haram.

Ces derniers ont commencé à égorger les commerçants, un par un. Ils en ont aussi ligotés plusieurs avant de les jeter dans le lac où ils se sont noyés. Cette scène d'horreur s'est déroulée sans aucun coup de feu, a raconté à l'AFP le président de l'association des commerçants de poisson de Maiduguri. Car à quelques kilomètres des lieux du drame sont stationnés les soldats de la Force commune créée entre le Tchad, le Niger et le Nigeria pour combattre - entre autres - Boko Haram. Et des coups de feu auraient alerté les militaires.

Selon des informations recueillies par le service Haoussa de RFI,  une trentaine de commerçants ont pu s'échapper et regagner Maiduguri. D'après un sénateur de l'Etat de Borno, Maina Lawan, l'armée de l'air nigérianne a mené dans la nuit de samedi à dimanche un raid de représailles contre des positions de Bokom Haram dans la zone de Dogon Bara.

La région de Dogon Bara est régulièrement l'objet d'attaques de la part des islamistes de Boko Haram. En août dernier, ils avaient kidnappé près d'une centaine de villageois, libérés par la suite par les forces tchadiennes. En 2013, 85 habitants de ce village avaient déjà été tués par Boko Haram.

Une réponse régionaleau terrorisme

Une attaque qui rappelle la nécessité absolue d'une réponse régionale, car la menace est globale, a estimé hier le Premier ministre français Manuel Valls qui bouclait à Niamey une visite de deux jours au Sahel.


Rfi.fr

Lundi 24 Novembre 2014 - 10:08



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