Nouvelle affaire de trafic de bois de rose à Madagascar

L'affaire a été révélée par un quotidien national de Madagascar, mercredi 26 décembre et le trafic concernerait plusieurs dizaines de tonnes. Une opération de démantèlement est en cours et deux compagnies de gendarmes et des éléments de l’armée sont mobilisés dans la région de Sava, à l’extrême nord-est de l’île.



Le trafic de bois de rose est au centre de trafics récurrents à Madagascar. Wikimedia
Le trafic de bois de rose est au centre de trafics récurrents à Madagascar. Wikimedia
Une quarantaine de gendarmes et de militaires tentent actuellement d’arrêter une tentative d’exportation illicite de bois de rose. Exportation illicite car depuis 2010, la coupe, le transport et l’exportation de ce bois précieux sont interdit sur la Grande Île. Une mesure qui n’a pas empêché le trafic de prendre une grande ampleur.

Selon le quotidien national malgache qui a révélé cette nouvelle affaire, plusieurs dizaines de personnes font, depuis deux jours, des allers et retours en pirogue ou en bateau à voile entre le littoral et un navire stationné en haute mer. Un moyen d’embarquer la précieuse cargaison vers la Chine croit savoir le journal.

L’identification du bateau est en cours, mais il n’est pas parti, assure le syndicat des agents forestiers qui participe à l’enquête. Syndicat qui indique d’ailleurs qu’un camion transportant 168 rondins de bois de rose a déjà été intercepté dernièrement dans cette même région. Un chargement qui pourrait révéler un trafic de grande ampleur donc. Le ministère de l’Environnement, lui, assure ne pas avoir été averti de son existence.

Un juteux trafic

Située dans le nord-est de Madagascar, la région de Sava, qui est l'une des plus importante région forestière de l'île, est aussi l'une des plus sollicitées par le trafic de bois de rose bien que ce soit l'une des espèces les plus protégées au monde, notamment par la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction. Car ce bois très dur, rose en son centre et légèrement parfumé, est très recherché par le marché chinois qui le considère depuis l'époque impériale comme le bois le plus précieux au monde.

Or c'est un bois qui se négocie sur le marché parallèle à plus de 11 dollars le kilo . Une manne qui a fait la fortune d'une dizaine d'opérateurs locaux de la Sava qui disposeraient encore de près de 6 900 tonnes de bois déjà coupé et prêt à être exporté sur des bateaux chinois qui, régulièrement, viennent attendre au large.
Source: RFI

Dépêche

Jeudi 27 Décembre 2012 - 10:43


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