Nucléaire iranien : les Israéliens veulent fixer une «ligne rouge»

L’Iran et son programme nucléaire sont au centre des préoccupations de la réunion de l’Agence internationale de l’énergie atomique qui s’est ouverte lundi 10 septembre à Vienne, en Autriche. Le patron de l’AIEA, Yukiya Amano, a affirmé qu’aucun résultat concret n’avait été obtenu lors des récents contacts avec Téhéran. Les pressions internationales sur la République islamique sont suivies de près en Israël, pays auquel on prête l’intention de mener une attaque préventive des installations nucléaires iraniennes.



Nucléaire iranien : les Israéliens veulent fixer une «ligne rouge»
Ces dernières semaines, Israël a distribué des masques à gaz à sa population, ainsi que des livrets de consignes à respecter en cas de conflit. Personne ne sait s’il faut y voir de vrais préparatifs ou un simple bluff pour inciter la communauté internationale à faire pression sur l’Iran.

Pour l’Etat hébreu, la réunion de l’Agence internationale de l’énergie atomique doit permettre d’accentuer encore cette pression. Yigal Palmor est le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères : « Il faut que l’AIEA dise clairement ce qu’elle a trouvé en Iran. Il faut qu’elle dise clairement ce qu’elle ne parvient pas à trouver parce que les Iraniens jouent aux cachotteries. Il faut aussi mettre au clair une bonne fois pour toutes la non-coopération iranienne pour que l'on puisse comprendre que parfois si on ne trouve pas certaines preuves, ce n’est pas parce qu’elles ne se trouvent pas sur le terrain mais parce que les inspecteurs de l’AIEA ne peuvent accéder aux sites qu’ils souhaitent inspecter. »

D’après Israël, les sanctions internationales ont aujourd’hui un effet dévastateur sur l’économie iranienne, mais aucune conséquence sur le programme nucléaire de la République islamique, qui se poursuit.
Dans ce contexte, les dirigeants israéliens demandent aux Etats-Unis de fixer une « ligne rouge » à l’Iran, une limite ou une date butoir que la République islamique ne devrait pas franchir. Mais pour l’instant, Washington se refuse à tracer cette fameuse « ligne rouge ».
 
 
RFI


Mardi 11 Septembre 2012 - 12:54



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