OSIRIS-Les prix d’accès aux services télécoms encore trop élevés en Afrique



OSIRIS-Les prix d’accès aux services télécoms encore trop élevés en Afrique
Il existe de multiples raisons pour lesquelles les prix d’accès aux télécoms, et surtout à l’internet haut débit sont encore trop élevés en Afrique pour répondre « aux réalités africaines ». Le déclic sur ce continent se fera lorsque les prix seront vraiment bas et la qualité élevée. C’est une question de taille critique du parc d’utilisateurs.
 
Nous pensons que les signaux sont au vert : notre dernière mise à jour de l’étude sur la 4G-LTE en Afrique - qui est mise à jour chaque mois, pays par pays - montre que cette technologie a été lancée dans 31 pays d’Afrique à ce jour !
 
A travers une autre étude sur mesure récente concernant la chaine de valeur des prix des services télécoms, nous avons fait plusieurs constats intéressants grâce à une enquête terrain. Sans rentrer dans les détails, voici les plus significatifs.
 
1. Nous ne leur lançons pas la pierre car ils ont investi des milliards, employé des millions de personnes et ont transformé le paysage, mais les opérateurs mobiles élaborent souvent leurs offres de manière à rendre difficile toute comparaison directe.
 
2. Retour sur investissement oblige, certains s’accrochent à la voix tant bien que mal, alors que le volume de la donnée gagne du terrain. Moteur de croissance incontesté, les opérateurs doivent trouver un équilibre entre investissements, marges et baisse des prix d’accès à internet pour les citoyens du continent africain.
 
3. On s’est aussi rendu compte que comme on peut s’y attendre, dans des marchés plus concurrentiels, la bande passante internationale est devenue un produit banalisé, ce qui n’est pas le cas dans les pays à monopoles. Dans ces premières conditions, les opérateurs vendent des volumes élevés avec de faibles marges.
 
L’arrivée de services internationaux dont les prix sont plus compétitifs a fait pression sur les coûts de gros nationaux et locaux, engendrant une baisse des prix. Lorsque les prix de gros internationaux deviennent compétitifs, il est aisé de déduire que les services aux citoyens finaux sont plus bas, mais pas toujours à cause de blocages et monopoles.
 
L’opérateur historique doit opérer la transition de sa stratégie commerciale allant d’un "prix élevé, pour un faible volume", vers un "prix bas, pour un volume élevé".
 
Du point de vue de la politique, les gouvernements se doivent d’accélérer cette libéralisation, car elle aidera les utilisateurs en entreprise et les particuliers à faire une plus grande utilisation de l’Internet (haut débit) et, ce faisant, à développer l’économie du pays. Ils doivent poursuivre leurs efforts de libéralisation du secteur, encourager la concurrence et poursuivre le déploiement de la fibre.

Khadim FALL

Dimanche 26 Juin 2016 - 18:03



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