PHOTOS [REPORTAGE] Djiddah Thiaroye Kao où le nid des "bassins de la mort"

La psychose des eaux est réelle dans la banlieue dakaroise. Dans beaucoup de quartiers ce sont les pluies qui constituent une hantise pour les populations. Mais à Djiddah Thiaroye Kao, ce sont les bassins de rétention. Retenus comme solution face aux affres des inondations, ils sont devenus maintenant un mouroir.



PHOTOS [REPORTAGE] Djiddah Thiaroye Kao où le nid  des "bassins de la mort"
Djiddah Thiaroye Kao est l’une des communes les plus touchées par les inondations. Soixante quatre quartiers sur les soixante six qu’elle compte sont sous l’emprise des eaux presque de manière permanente.
Pour apporter une solution aux inondations, l’ancien régime avait trouvé la parade des bassins de rétention. Ainsi, presque toutes les communes d’arrondissement ont pu en bénéficier. Celle de Djiddah Thiaroye Kao en compte deux grands. Seulement, toutes les barricades sont tombées et il n’y a rien qui protège les habitants de l’eau.

A l’approche de la saison hivernale, c’est l’occasion pour ces populations de ladite commune pour donner des coups de balai. Un bulldozer tente de créer un passage pour une conduite vers les bassins. «C’est une descente vers le bassin, alors nous avons jugé utile d’évacuer le sable pour créer un passage afin de permettre à l’eau de circuler jusque vers le bassin», indique Oumar Fall, un jeune riveain du bassin. Les femmes ne se font pas prier. Armées de balais et de pelles, les alentours des bassins sont nettoyés et les ordures déversées loin des lieux.

Les populations n’ont de cesse de déplorer les conséquences néfastes et macabres engendrées par les bassins de rétention. «Des enfants y meurent noyés. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés», indique Ahmadou Diop, de «Aar sa gokh». Les bassins ont atteint un niveau tel que les riverains se plaignent tout le temps. «C’est dramatique. Il faut un pompage systématique du bassin pour déverser l’eau dans la mer ». L’éclairage et la protection font défaut. Suffisant pour que les populations vivant aux alentours lancent un cri de cœur.

Dans cette partie de Dakar, de nombreuses familles vivent toute l’année dans l’eau, subissant l’insalubrité avec tout son poids de misères (moustiques, bactéries de toutes sortes, diarrhées etc). Elles ne cessent de prier pour que cette année, elles en soient épargnées.

Abdoul K. Diop (Correspondant dans la banlieue)

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Abdoul K. Diop (Correspondant dans la banlieue)

Jeudi 24 Mai 2012 - 00:00



1.Posté par DIOxx le 26/12/2012 14:59
Si t'as problème, tu demandes l'argent à la France. Le problème y sera pas réglé mais tu auras l'argent pour toi.

2.Posté par ousseynou le 30/01/2013 23:09
C'est vraiment desolant !

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