PS vs APR: Oh!!! Quel débat dans ce pays...?



PS vs APR: Oh!!! Quel débat dans ce pays...?
Ce n’est pas parce que le PS est dans l’attelage gouvernemental qu’il ne doit pas avoir un avis divergent dans la manière de conduire les affaires du pays. En plus, c’est en percevant la différence des autres que l’on peut ajuster et affiner sa perception des choses. Les cadres sont d’ailleurs faits pour penser intellectuellement ou politiquement, or dans les deux cas l’uniformité tue la pensée.

Dans un attelage gouvernemental aussi composite que celui nous avons actuellement, on ne devrait pas redouter la diversité et son corollaire, la concurrence, car l’épaisseur du monde ne se laisse pas contenir dans les limites d’une seule vision.

La diversité et la différence ne sont pas forcément synonymes d’absence d’identité ou d’unité. Il faut savoir tirer profit de la diversité politique, car elle est soit enrichissante soit motrice de la concurrence qui stimule la représentativité politique.

On ne bâtit jamais les grandes œuvres en sacrifiant la diversité, pas plus qu’on ne produit un beau poème avec les mêmes vers. L’une des caractéristiques de la rationalité moderne c’est une exigence tyrannique d’uniformité, or ce que l’intelligence politique exprime de façon claire est que l’uniformité est souvent handicapante.

Ceci étant et tout le monde le constate, l’histoire des structures de cadres des différents partis qui peuplent notre galaxie politique est trop ordinaire pour alimenter le jeu politique : ils tiennent le même discours que les pires activistes de la scène politique, s’alignent systématiquement sur les positions de leur parti.

On ne peut pas accéder à la dignité de cadre politique si on refuse de descendre sur le terrain de la praxis intellectuelle que seule la confrontation des idées confère. C’est pourquoi il est regrettable de constater la disparition de structures comme le Club nation et développement (CND), le Groupe d’études et de réflexion (GER).

Pape Sadio THIAM
Directeur du cabinet "Enjeux Communication Stratégies"
papesadio.thiam@gmail.com

Pape Sadio THIAM

Mercredi 7 Août 2013 - 17:11




1.Posté par kathior ka le 09/08/2013 00:24
* Le SAES réclame l'audit de la gestion de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis -14 octobre 2012 -
http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=21192:le-saes-reclame-laudit-de-la-gestion-de-luniversite-gaston-berger-de-saint-louis&catid=140:actualites

** L'audit administratif et financier de l'Université Gaston Berger (UGB) se fera entre octobre et mars 2013, annonce le recteur Mary Teuw Niane, dans un communiqué reçu à l'APS, Lundi 15 octobre 2012
http://laye_ndoye.seneweb.com/news/Education/le-recteur-de-l-ugb-annonce-un-audit-administratif-et-financier-d-ici-six-mois_n_79068.html

*** UNIVERSITE GASTON BERGER DE SAINT-LOUIS : Le rapport d’audit qui met à nu la gestion de Mary Teuw Niane - Lundi 22 Juillet 2013 -
(rapport commandité conjointement par les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et de l’Économie et des Finances, sur financement de la Banque mondiale)
http://www.popxibaar.com/UNIVERSITE-GASTON-BERGER-DE-SAINT-LOUIS-Le-rapport-d-audit-qui-met-a-nu-la-gestion-de-Mary-Teuw-Niane_a16505.html

État de droit, gouvernance vertueuse, transparence, etc. à l’épreuve des faits.
« Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. »

Un recteur qui ignorait royalement l’autonomie des structures et les lois du Sénégal, avec une gestion hors norme tant décriée par les syndicats et des citoyens de tous bords se retrouve nommé Ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche, sans autre forme de procès. Les faits avérés qui lui sont reprochés sont d’une telle gravité qu’il ne doit certainement son « salut » (c’est temporaire, car un jour chacun rendra des comptes, ces anciens amis du PDS ne diront pas le contraire) que grâce la transhumance du PDS à l’APR à la 25ème heure. Les « amis » avant la patrie.

Sauvons nos universités publiques du naufrage.
(leral.net 9 oct. 2012 de Citoyen).

Malgré les moyens substantiels mis à la disposition de l’enseignement supérieur de notre pays, les résultats sont qualitativement et quantitativement loin des normes de l’UNESCO. Nos instituions d’enseignement supérieur ont surtout un problème de management ([b]mal gouvernance, corruption, népotisme, dépenses de prestige, gestion solitaire en lieu et place de la gestion démocratique et légale, non respect des lois et des règlements, etc.[/b]) avec la complicité active ou passive de la communauté universitaire ([b]avantages indus, intimidations, etc.[/b]), des autorités étatiques qui, jusqu’à présent, feignent de ne rien savoir (n’ont-elles pas les moyens de savoir ce qui se passe?) pour éviter la confrontation avec ceux (les amis politiques!) qui sont nommés à la tête de ses structures et qui agissent parfois comme des monarques en gérant la chose publique à leur guise.
Face à la démission de l’État, nos universités croulent sous le poids de dettes dues aux créanciers (banques, hôpitaux, Sonatel, Senelec, SDE, fournisseurs divers) et chaque corporation s’évertue à demander toujours plus pour « améliorer ses conditions d’existence » et parfois au détriment des intérêts de la communauté. Ainsi donc, la crise est donc une conséquence logique de l’inaction de l’État.
En effet quand les dirigeants (nommés par les autorités) gèrent la chose publique en dehors des normes établies sans être inquiétés le moindre du monde (pour ne pas dire promus à des stations plus juteuses), les syndicats demanderont des chosent hors normes et c’est le début du CHAOS.
A l’État de faire l’état de la gestion de ceux qu’il a nommé, punir ceux qui se sont montrés indélicats et récompenser les autres, ensuite il serait facile de demander aux syndicalistes de faire preuve de mesure et enfin sévir dans le respect de la loi si de besoin. Il est temps de restaurer l’État de droit (et donc des devoirs) ; il est indispensable, avant toute promotion, d’étudier sérieusement la gestion présente et passée du pressenti.
L’État ne peut continuer à protéger et promouvoir ceux qui mettent à genoux nos institutions d’enseignement supérieur et jeter en pâture les syndicats. Je pense que les responsabilités sont partagées.
Des assises de l’Éducation avec ceux qui bloquent le système pour des raisons personnelles ou émotives ne serviraient à rien, je proposent des assises des anciens (Recteurs, Professeurs ou hauts cadres à la retraites) du système pour faire des propositions objectives. Il est souvent difficile d’être juge et parti.
Il n’est jamais trop trad pour bien faire un devoir citoyen.

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