Panneaux publicitaire à Dakar : quand une nébuleuse installe l’anarchie et se sucre impunément



Le citoyen lambda, soucieux du bien être de ses compatriotes a-t-il les moyens matériels ou humains de faire face à cette situation qui, si l’on y prend garde, peut être, à tout moment un fléau social, difficilement éradiquable, parce qu’entrant de force dans votre vécu, sans que nous ayons, objectivement parlant, les possibilités de choix, en particulier celles de dire non à haute et intelligible voix.
 
Notre intime conviction est que notre préoccupation du moment aurait dû être prise en compte si les dysfonctionnements qui créent un désordre dans toutes les rues et avenues de la capitale avaient heurté la conscience de ceux-là même qui ont pouvoir de décision et d’octroi de panneaux publicitaires. Ces implantations anarchiques de panneaux publicitaires créent un désordre, un environnement visuel pollué, les risques d’accident que tous les Agents de la circulation (gendarmes, policiers) constatent à longueur de journée dans l’exercice des fonctions à eux dévolues. A ce niveau, toutes les Autorités sont interpellées (la Gendarmerie, la Police, les Directeurs de Transports terrestres, le CETUD, la Mairie, les Associations des Consommateurs, les Compagnies d’assurance; les Régies publicitaires et même les Annonceurs, etc. Bref tout ce conglomérat de responsables au sommet de l’Etat, qui, nonchalamment arpentent au quotidien les rues de la capitale sans se soucier que les panneaux Led (objet de notre dépit du moment) défient toutes les normes établies. En effet, la luminance tolérée par mètre carré (m²) est de 400, aujourd’hui elle est à 8000. Cela assurément blesse la vue, créé un effet d’éblouissement, masque la visibilité et pose un véritable problème de sécurité publique. Et pourtant, les Annonceurs ont une charte sur l’environnement, et tout le monde sait qu’aucun panneau publicitaire ne doit être posé de façon permanente sur les lampadaires. Cela viole à coup sûre, le Code de l’environnement, le Code de la route, la Délibération du Conseil municipal sur la publicité et tous les textes réglementant la circulation. Cela ressemble, objectivement, à de la complicité passive.
 
Et me reviennent en mémoire ces questions : qui sont les hommes et femmes qui bénéficient de ces privilèges d’octroi de panneaux ? Qui se cache derrière ces nouveaux promoteurs que personne ne dénonce ? Et pourtant, le circuit d’autorisation d’implantation de panneaux obéit à une logique (Municipalité-Ageroute-Préfecture) qui, quoiqu’on dise ont l’avantage d’avoir des agents compétents, rigoureux (???) et qui, passivement risquent d’être considérés comme des complices pour avoir autorisé ce désordre effarant qui ne répond ni à des normes, ni à la l’orthodoxie Républicaine.
 
Enfin de compte qui sont ces messieurs qui bafouent l’autorité ? Les Ministères de l’intérieur, des forces armées, le Secrétariat Général du gouvernement, la Mairie, la Préfecture, la Gouvernance, enfin l’Etat doit, par respect pour ses citoyens, clarifier cette nébuleuse qui ne profite qu’à un groupuscule, inconnu au bataillon, des investisseurs sérieux et des professionnels du secteur. Nous allons vers le Sommet de la Francophonie. C’est assurément un événement mondial de haut prestige pour notre pays, moment de rencontres et d’échanges. Aucun sujet ne doit être occulté !
 
Nous avons tous la responsabilité d’être aux normes internationales. Or, ces panneaux LEDS qui heurtent la conscience des citoyens, au vu de leur emplacement et du non respect de leur implantation sont des dangers permanents qu’il convient de juguler. Il y va de notre crédibilité, il y va de notre respectabilité mais il y va surtout de notre responsabilité d’équité et de justice sociale. Cette justice sociale que nos autorités nationales ne cessent de ressasser, symbole de rupture et de bonne gouvernance. Il est temps que l’Etat réagisse ! Ce ne serait que JUSTICE.
Par Cheikh Sidy DIENG
cheikhsidydieng@outlook.fr
Dakar - Sénégal 


Mercredi 26 Novembre 2014 - 12:20



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