Passé au Parquet sans être entendu, Me Ousmane Ngom appelle ses frères libéraux à boycotter la gendarmerie

Ousmane Ngom, l’ex ministre de l’intérieur, a boudé le juge du parquet général, au motif qu’il a longtemps attendu sans être auditionné. Il a quitté les lieux, avec la décision de ne plus déférer à la convocation de la gendarmerie.



Passé au Parquet sans être entendu, Me Ousmane Ngom appelle ses frères libéraux à boycotter la gendarmerie
Convoqué hier, lundi 4 juin,  au parquet général, dans l’affaire de l’assassinat de l’étudiant, Mamadou Diop, lors des manifestations de l’opposition et des organisations de la société civile à la Place de l’Obélisque, Me Ousmane a quitté les lieux sans qu’il ne soit entendu par le juge L’ex ministre de l’intérieur prétend qu’il a longtemps attendu sans qu’il ne soit interrogé. D’ailleurs, il dit prendre la décision de ne plus déférer à une convocation et demande à ses camarades libéraux d’en faire autant : « J’invite tous les responsables du parti démocratique sénégalais (Pds) à ne plus répondre à une convocation de la gendarmerie d‘ici les législatives. C’est un combat politique qu’on nous impose et nous ferons face, pour apporter la réplique appropriée », confie Me Ousmane Ngom à nos confrères de Walf Tv.

Pour sa convocation au tribunal, l’ex ministre de l’intérieur avance : « Ils m’ont convoqué au tribunal sans même confectionner un dossier. Je suis député, je ne répondrai plus à une convocation d’ici les élections. C’est de la politique, toutes ces agitations. La campagne électorale, va démarrer la semaine prochaine. Je n’ai plus le temps, on va battre campagne pour aller vers les législatives ».

La veille, à Saint-Louis, Ousmabne Ngom a lancé un appel aux militants de former un bouclier autour des responsables libéraux inquiétés par les audits. A l’en croire, les audits sont une campagne électorale déguisée. Rappelons que le Président Macky Sall avait répondu récemment aux agitations de l’ex ministre de l’intérieur : « J’ai entendu Ousmane Ngom di telli telli (s’agiter).Il n’y a pas à se presser, les audits seront faits et la loi sera égale pour tout le monde que cela soit du pouvoir ou de l’opposition. Car, qu’on me réélit ou pas, cela m’importe peu parce que je suis en mission. On n’a pas besoin d’accuser quiconque, mais les services de l’Etat font le travail et la justice sera saisie si nécessaire.»


Avec Sudonline


Mardi 5 Juin 2012 - 11:00



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