Prolifération des cliniques clandestines à Kankan : un danger pour la population

cabinets de soins médicaux, tenus à leurs domiciles, en toute illégalité, par des médecins et des infirmiers de l’Etat. Les exemples sont légion. Rappelons l’abus sexuel commis sur une femme sous anesthésie par un soi-disant gynécologue au quartier Farako 2 le 03 octobre dernier. Une semaine avant, c’est un jeune homme qui a trouvé la mort dans une de ces cliniques au quartier Sinkèfara, après y avoir été opéré. Il y a quelques mois, également, c’est un autre homme opéré qui ne s’est plus réveillé suite à un surdosage de l’anesthésie qui lui aurait été administrée avant son intervention chirurgicale, apprend-on.



Prolifération des cliniques clandestines à Kankan : un danger pour la population
Face à cette situation d’anarchie ambiante qui règne dans le secteur médical à Kankan, il faut relever une passivité assez troublante des autorités sanitaires et administratives. En tout cas, celles-ci tardent encore à sévir contre ce fléau qui continue de faire des victimes à travers la ville.
 
Pis, aucune statistique fiable de ces cliniques et cabinets de soins médicaux ne semble à la disposition des autorités sanitaires locales. Il y aurait au moins une trentaine de cliniques en exploitation dans la commune urbaine de Kankan.
 
Et à en croire Dr Sayon Sidibé de la DPS de Kankan, seulement 3 cliniques seraient dans les règles et donc agréées.
 
La prolifération des cliniques privées dans les quartiers, sur fond de course effrénée à l’enrichissement illicite des agents des structures sanitaires publiques de Kankan, est un véritable fléau qui affecte les populations.
 
Ces employés de l’Etat, pour la plupart médecins et infirmiers, privilégieraient les consultations et soins dans leurs cliniques à domicile au détriment des structures sanitaires publiques. D’où ce conflit d’intérêt qui ferait perdre beaucoup d’argent à l’Etat guinéen, estiment certains spécialistes.
 
Même si le poids de la religion empêche les remous face à cette zizanie ambiante à l’origine d’accidents souvent mortels non punis, le risque de révolte pour dénoncer ces pratiques est très élevé à Kankan, apprend-on.

Guineenews.org

Jeudi 12 Octobre 2017 - 12:58



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