Réunion d’urgence de la SADC sur la crise sécuritaire au Lesotho

Le Lesotho sera l’objet d’une réunion d’urgence de la SADC ce vendredi 3 juillet. Plusieurs pays de l’organisation régionale ont prévu une réunion avec le Premier ministre du Lesotho. Il s’agit de discuter de la situation sécuritaire qui s’est fortement dégradée ces dernières semaines. L’annonce a été faite le 1er juillet au soir par le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa après 2 jours passés au Lesotho. L’Afrique du Sud est médiatrice dans cette crise depuis une tentative de coup d’Etat l’année dernière.



Les élections anticipées de février dernier n’auront rien changé, le Lesotho est à nouveau en crise. REUTERS/Siphiwe Sibeko
Les élections anticipées de février dernier n’auront rien changé, le Lesotho est à nouveau en crise. REUTERS/Siphiwe Sibeko

Les élections anticipées de février dernier n’auront rien changé, le Lesotho est à nouveau en crise. La semaine dernière, l’ancien chef de l’armée a été assassiné. Et depuis, plusieurs leaders de l’opposition ont fui le pays. Le général Kamoli est à nouveau pointé du doigt. Il est soupçonné d’avoir été l’instigateur d’un coup d’Etat de l’année dernière et a récemment été restitué à son poste de chef de l’armée par le nouveau gouvernement élu en février. Un gouvernement qui s’était pourtant engagé auprès du médiateur sud-africain  Cyril Ramaphosa, à maintenir le général à l’écart.

Pendant deux jours, Ramaphosa a rencontré les différentes parties dans la capitale Maseru. Il a annoncé qu’une enquête serait ouverte sur la mort de l’ancien chef de l’armée : « L’Afrique du Sud va envoyer des médecins légistes pour examiner le corps. Et d’autres pays comme le Zimbabwe, la Namibie, vont envoyer des enquêteurs pour ouvrir une enquête sur les circonstances de la mort du lieutenant général Mahao. »

Ramaphosa a également annoncé une réunion ce vendredi 3 juillet en présence du Premier ministre du Lesotho. Il sera certainement question du général Kamoli et des engagements pris par le gouvernement. Pour les analystes, malgré les élections en début d’année, les problèmes de fond ne sont pas réglés, à commencer par la politisation de l’armée et de la police.


Rfi.fr

Jeudi 2 Juillet 2015 - 07:48



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