Sénégal- Fédération des journalistes africains: Dakar va abriter le siège.

La réunion du comité directeur de la Fédération des Journalistes Africains (FAJ) s'est ouverte ce vendredi 6 février à Dakar. Cette rencontre de deux jours doit permettre au comité d’adopter, entre autres, le plan d’actions de 2009 et de rencontrer les autorités sénégalaises dans le cadre de l’implantation du siège de la FAJ au Sénégal.



Les micros symbolisant le principal outil de travail des journalistes
Les micros symbolisant le principal outil de travail des journalistes
La Fédération des Journalistes Africains (FAJ) a été créée au Kenya en novembre 2008. Le comité directeur est composé de sept membres élus pour une durée de trois ans. C’est pour donner suite à la rencontre de Naïrobi que la réunion du comité directeur se tient les 6 et 7 février à Dakar. L’objectif principal est de consacrer le lancement officiel des activités de la Fédération. Il s’agit d’adopter les rapports et textes issus du congrès de Naïrobi et le plan d’actions de 2009. La réunion du comité doit également déboucher sur une rencontre avec les autorités sénégalaises pour discuter avec elles de l’implantation du siège au Sénégal.

Le Sénégal a été choisi pour abriter le siège «parce qu’il y a une certaine vivacité et une qualité dans la presse sénégalaise, un syndicat très fort. C’est la meilleure place en Afrique de l’Ouest pour installer le siège et les ministres (sénégalais) ont exprimé leur accord de principe» a soutenu le directeur du bureau Afrique de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), Gabriel Baglo.

«Nous sommes fiers et honorés que notre pays ait été choisi pour abriter le siège de votre organisation » a confirmé Amadou Yoro Ndiaye venu représenter le ministre de l’Information, des Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), des relations avec les Institutions et porte parole du Gouvernement Abdou Aziz Sow, à la réunion.

Par ailleurs, Gabriel Baglo a précisé que la FAJ est un mouvement syndical qui vise à lutter pour la liberté de la presse, la dépénalisation des délits de presse, l’amélioration des conditions de travail des journalistes. «On ne peut pas emprisonner un journaliste pour délit de presse. En plus c’est décourageant que des journalistes soient recrutés sans contrat, sans salaire, sans plan de carrière, sans assurance pour leur sécurité» a-t-il déploré. Revenant sur la situation de la presse au Sénégal il a estimé que c’est un exemple pour les autres pays car «malgré toutes les tentatives de museler la presse, elle reste debout».


Awa DIEDHIOU

Vendredi 6 Février 2009 - 13:41



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