Sénégal - Médias en ligne: Pressafrik attaque en justice seneweb, xibar et galsentv

Pressafrik.com a assigné à comparaître seneweb.com, xibar.net et galsentv.com pour concurrence déloyale et violation du droit d’auteurs. L’audience est prévue ce jeudi 9 avril 2009 à partir de 9h au tribunal régional hors classe de Dakar, Bloc des Madeleines.



Logo de Pressafrik.com
Logo de Pressafrik.com
Depuis décembre 2008, ces trois portails précités pillent sans cesse Pressafrik.com en reprenant ses productions sans permission ni autorisation. Dans le contexte actuel, ils le font de la pire manière et de la manière la plus dangereuse pour la survie des organes d'informations en ligne.

En effet, ils se contentent simplement de mettre la source et rarement le nom de l’auteur de l’article alors qu’en ce XXIe siècle la réglementation en la matière a évolué et va plus loin. Obligatoirement, les portails et les sites d’information doivent mettre, à la reprise d’un texte ou d’une information, un lien hypertexte qui renvoie directement à la source. Mieux encore pour qu’aucune partie ne soit lésée, les portails mettent maintenant le logo de ces journaux sous forme de lien cliquable.

Ce procès contre Seneweb, Xibar et Galsentv n’est nullement une volonté de museler les portails d’informations. Loin de là. Les journaux aussi bien traditionnels qu’en ligne et les portails peuvent cohabiter et cohabitent depuis l’existence de l’Internet. En revanche, les portails sont astreints à se mettre à jour comme (allodakar.com), à respecter le droit d’auteurs et la réglementation en matière de propriété intellectuelle. Internet n’est point une zone de non droit.

A côté de ces pilleurs, il y a, aussi, des fossoyeurs de la presse électronique qui paraphrasent, retravaillent son contenu sans citer la source.

Avec cette assignation en responsabilité qui va permettre au Sénégal de disposer d’une jurisprudence dans ce domaine, Pressafrik.com espère bien que les autorités et les acteurs de la presse vont saisir la balle au rebond en planchant sur l’organisation de ce secteur encore à ses balbutiements et qui pourrait sous peu exploser.


PRESSAFRIKCOM

Mercredi 8 Avril 2009 - 20:23




1.Posté par Abdou Karim DIARRA le 08/04/2009 22:54
Je crois que la démarche de Press Afrik est pertinente. Elle survient après la décision de Madiembal Diagne du Quotidien d'interdire à Seneweb de reprendre ses articles. Tout comme cela s'inscrit dans le sillage des dirigeants du nouveau site de Gazette.sn qui ont mis un bandeau pour interdire toute reproduction gratuite de leurs articles. De telles attitudes sont notées aussi bien en Europe, qu'en Amérique. Je crois qu'à la pratique s'il devient extrêmement difficile de légiférer sur internet, il faut quand même éviter de tuer toutes ces nouvelles initiatives notées sur la toile. Certes le phénomène est encore embryonnaire au Sénégal du fait l"accès à internet n'est seulement réservé à une classe bien distincte. La cible devient alors la communauté sénégalaise dans le monde pour qui les sites d'information sont devenus aujourd'hui plus une denrée d'information, mais surtout une denrée de consommation éliminant toute distance entre le pays et la terre d"accueil.
Or il apparait que Seneweb, Xibaar et Galsen Tv et d'autres sites ne peuvent s'ancrer dans le fait de puiser continuellement dans les autres sites ou publications en presse écrite pour alimenter leurs portails. En termes de coûts, ils n'investissent absolument aucun franc mais gagnent beaucoup à partir du travail des autres. Gazette.sn, PressAfrik... supportent des coûts liés entre autres à une équipe rédactionnelle à prendre en charge, une logistique onéreuse qui ne connaissent pas un amortissement du fait que la pub ne suit pas. Alors qu'aujourd'hui un portail comme Senewev croule sous de nombreuses publicités. Il gagne doublement sur les autres sites puisque l'investissement est nul puisqu' il n'est orienté que vers l'entretien du site.
Il reste cependant que la complexité juridique de cette affaire du fait de l'absence de règles juridiques définies sur la toile peut poser un problème dans ce contentieux. En effet, de quelle juridiction peut-se prévaloir une victime de la toile pour ester en justice. Si le juge venait à condamner Seneweb au Sénégal, l'avocat de ce site peut rejeter toute décision en estimant alors que le serveur qui abrite Seneweb se trouve aux Etats-Unis. Or si cette bataille était transférée aux Etats-Unis, un autre avocat peut avancer l'idée que la faute a été commise au Sénégal. Ce qui rend nulle la compétence américaine. La bataille qui oppose dans un cas similaire à Yahoo et Google dure depuis sept années maintenant à cause de la complexité juridique de la question. Finalement, on s'engage dans une bataille juridique sans fin. Il reste que Press Afrik a deux possibilités. La première, il s'agira de verrouiller techniquement les articles du site en orientant tout lecteur vers l'achat du papier à reprendre. Mais la fiabilité à ce niveau est estimée à prés de 80%.
La seconde, c'est d'arriver à obtenir un compromis à divers niveaux. Il s'agit d"obtenir un accord que tout papier à reprendre doit mentionner le site, l'auteur de l'article et le lien de l'article. Ensuite que le signal du site soit repris à la Une de celui qui l'utilise.
Enfin, Seneweb et les autres sites doivent chercher à s"orienter à la mise en place d'une équipe rédactionnelle autonome. Nettali et Ferloo sont entrain de développer une stratégie du genre. Seneweb doit le faire parce qu' il a un créneau intéressant du fait qu'il est le site le plus visité par la diaspora sénégalaise. Mettre en place une rédaction de reporters à Dakar et établir des correspondants à partir des grandes capitales du monde, deviennent des exigences incontournables aujourd'hui

Abdou Karim DIARRA journaliste Canada

2.Posté par Amadou le 09/04/2009 06:52
Salut Grand
C est un debat tres instructif qui vient de s ouvrir. Je pense comme toi que les sites cites ci dessus se sucrent sur le dos des journaux en papier. Les reporters aux sont simplement leses. C est tres facile de creer des sites et de reprendre les articles a tout bout de champs. Vous savez mieux que moi que la presse senegalaise rencontre enormement de difficultes, les journalistes qui offrent le contenu aux journaux, eux , cherchent le diable, pour lui tirer la queue. Si la pub se fait desirer, sur les sites, les annonceurs se bousculent. seneweb en est une illustration parfaite. Ce qui m amene des lors a me faire des soucis sur le devenir de la presse ecrite. Mais je crois qu' on en sera pas la. Juste pour dire que les promoteurs doivent recruter des journalistes ou alors payer pour reprendre certains articles. remettre a Cesaire qui lui appartient. Ce qui ne nous arrange certainement pas puis que chaque matin, ces sites nous livrent a chaud les infos du pays. Mais bon, il ne faut pas que nous soyons egotistes. Un article de presse est une propriete intellectuelle, a defaut d etre en registre au Bsda,, son auteur doit en recolter des fruits. (propos de reporters). Mais enfin , ce contentieux permettra de remettre en selle la question de la regulation de l'internet. Pourtant on en a des specialistes. J en appelle a mon professeur de maitrise en droit des Tic, au Cesti, Mouhamadou Lo, en l 'occurence,pour que l opinion sache, au moins ce qui est a son droit . clin d'oeil a Lissa Faye et salut a Akd .
Amadou BA, journaliste, correspondant de l'As aux Usa.

3.Posté par Ababacra Sadikh SECk le 09/04/2009 12:00
Votre action aurait été plus pertinente si et seulement si en lieu et place de^d'un pourvoi en justice vous mettiez en demeure ces portails. D'autant plus que vous n'êtes pas sans savoir que les reproches faites à ces trois s'appliquent également à vous.
Je m'explique, votre portail que j'apprécie énormément (en pesant bien mes mots) regorge d'articles et de dossiers propres à d'autres sites d'informations. Par conséquent, si PressAfrik se devait de retirer tous les articles autre que les siens, qu'est ce qui en resterait de votre portail !!!
Suivez mon regard ...

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