Sénégal-TFM : "Yoonu Askan Wi" prend la défense de Youssou Ndour



Sénégal-TFM : "Yoonu Askan Wi" prend la défense de Youssou Ndour
Le Mouvement pour l’Autonomie Populaire (Yoonu Askan Wi) n’a pas hésité de prendre la défense du chanteur Youssou Ndour à qui le Président de la République, Me Abdoulaye Wade a opposé son véto pour l’obtention de son licence. En effet, le chef de l’Etat s’oppose au financement d’une télé par des capitaux étrangers. Le porte-parole de Yoonu Askan Wi, Madièye Mbodj a indiqué qu’«au moment même où il faisait cette déclaration, WADE annonçait qu’il était en train de chercher à monter une télé panafricaine …avec des équipements ultra modernes promis par ses amis de l’étranger (sic)» a-t-il soutenu avant de rappeler: «WADE oublie t-il que lui-même et beaucoup de ses pairs comptent sur «l’investissement privé étranger» pour, disent ils, sortir l’Afrique du sous-développement? A-t-il oublié, en guise d’exemple, que le plan fumeux du NEPAD, dont il est l’un des concepteurs, misait essentiellement sur «l’investissement privé étranger» pour sa réalisation?»
Selon lui, Youssou NDOUR a suffisamment démontré qu’en plus de ses talents d’artiste mondialement reconnu, il est aussi un opérateur économique performant, solvable et crédible, capable de lancer en toute indépendance sa propre chaîne de télévision, avec ses moyens et capitaux propres.
Madièye Mbodj a fait savoir que «l’attitude des autorités sénégalaises avec à leur tête le Président Abdoulaye WADE, est faite d’ostracisme et d’injustice flagrante qu’elles veulent imposer à l’artiste Youssou NDOUR et à son Groupe Futurs Médias».
Le porte-parole du Mouvement a, par ailleurs, laissé entendre que, «pour WADE, il n’y a que lui qui doit réussir, ou son fils, ou son clan : tout pour moi et par moi, rien pour les autres, telle est sa devise». De son avis, il prouve amplement qu’il n’aime pas le Sénégal ni les Sénégalais, il n’a cure de ces centaines d’emplois directs et indirects qu’un jeune patriote sénégalais est prêt à procurer à d’autres jeunes, bourrés de talents et de diplômes, mais contraints au sous emploi, au chômage, et parfois à la retraite prématurée sans avoir jamais exercé.

Papa Mamadou Diéry Diallo

Lundi 23 Novembre 2009 - 17:37



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