Sit in au ministère de la Santé: les médecins en spécialisation réclament leurs bourses à Eva Marie Coll Seck

Les médecins en spécialisation étaient en sit-in ce matin devant les locaux du ministère de la Santé pour réclamer leur bourse. En effet, onze (11) mois après le début de leur formation, ils courent toujours derrière cette manne promise par la tutelle. Le collectif promet de passer à la vitesse supérieure si leur situation ne trouve pas solution.



Vers les cours de 09h 30, ce jeudi, les jeunes médecins ont assiégé le ministère de la Santé et de l'Action sociale. Ce, pour montrer leur mécontentement vis-à-vis de leur autorité de tutelle. Sous la houlette de son porte-parole, le Dr Abdoulaye Kane, le collectif des médecins en spécialisation dénonce «les injustices dont ils sont victimes».
 
«Durant 11 mois de formation, notre bourse qui a été promise par le ministre de la Santé ne nous a pas été payée. Le ministre qui, en 2014  a voulu doter ce pays de médecins spécialistes dans les régions, a fait appel aux jeunes médecins qui étaient dans les régions ou dans les cliniques avec des contrats», , rage le pédiatre.

Se plaignant des promesses non respectées par l’autorité de tutelle, ce dernier de marteler que de jeunes médecins ont ainsi subi un lourd préjudice.

«Ces derniers ont laissé leurs études pour venir et ils leur avaient promis de leur octroyer une bourse de 150. 000F CFA par mois. Mais à notre grande surprise, depuis onze (11) 11 mois de formation, il n’y a pas un seul mois où ils nous ont payé», peste le Docteur Abdoulaye Kane.

Et d’ajouter: «En plus, ils ne nous ont même pas donné d’informations précises par rapport au paiement ou non de la bourse».

Pour l’heure, soulignent-ils, il s’agit «d’essayer de raisonner le ministre en mettant l’accent sur les conséquences négatives du non-paiement de la bourse; des conséquences néfastes et nombreuses surtout que dans ce pays, on n’a pas de spécialistes».

«Il y a des régions où il n’y a pas de spécialistes, de traumatologues, des régions qui n’ont pas de pédiatres, de gynécologues. Et surtout les régions périphériques comme Saint-Louis qui ne dispose pas de pédiatres», alerte-t-il.

Enfonçant le clou, ces médecins indiquent que «cette situation risque de leur coûter très cher, certains pourraient même abandonner leurs études car étant dans l’impossibilité de compléter leurs inscriptions qui s’élèvent à 2.000.000 F CFA. 

«On a épuisé toutes les démarches nécessaires pour régler ce problème. Ce sit-in est l’étape 3 de notre plan d’action et il y aura d’autres étapes qui vont suivre», menacent-t-ils. 
 

Dieynaba Faye (Stagiaire)

Jeudi 6 Octobre 2016 - 12:31



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