Syrie: l'opposition au régime accepte l'idée d'un dialogue mais pose ses conditions

Alors que les combats sont très durs, notamment dans le nord près d'Alep, les opposants à Bachar el-Assad sont-ils encore capables de discuter directement avec le régime et accepteront-ils de participer à une conférence internationale prévue dans les prochaines semaines à Genève ? Le Conseil national syrien, l'une des composantes de l'opposition s'est réuni pendant deux jours à Istanbul. Après discussion avec les combattants rebelles, il accepte de participer à la conférence mais fixe plusieurs conditions.



George Sabra, président du Conseil national syrien. Reuters
George Sabra, président du Conseil national syrien. Reuters
C'est un accouchement dans la douleur puisqu’il aura fallu plus de deux journées de sourdes tractations de coulisses et de fortes tensions pour que les différentes tendances de la Coalition parviennent à s’entendre.
Le résultat est d’autant plus inespéré qu’il a été décidé d’accepter le principe de la négociation avec le régime baasiste de Bachar el-Assad, alors que le Conseil national syrien, principale composante de la Coalition, avait depuis longtemps catégoriquement rejeté cette option.
 
Des exigences difficiles à accepter pour Damas

 
Illustrant ces profondes dissensions, certaines sources proches des débats avaient d'abord annoncé dimanche matin qu’il revenait aux forces combattantes sur le terrain, sans que l’on sache exactement lesquelles, de trancher cette question. Quand on sait que plusieurs groupes, armés ou non, avaient prévenu qu’ils châtieraient « les traîtres décidant de participer aux négociations » dites «Genève 2», c’était capituler pour couper court aux dissensions internes.
 
à (re)lire : Syrie: l’impossible équation de Genève 2

 
Sous la pression des pays amis de la Syrie qui soutiennent cette rébellion, c’est finalement une solution médiane sauvant les apparences qui a été trouvée : à l’exigence d’un calendrier pour le départ du dirigeant syrien et d’un cessez-le-feu préalable à la négociation, formulée à Londres le mois dernier, la Coalition ajoute en effet deux préconditions qui paraissent tout aussi inacceptables par Damas : l’imposition d’un sanctuaire humanitaire dans les zones assiégées et la libération de tous les prisonniers politiques. Ainsi l’opposition ne parait pas rejeter le dialogue, sans grand risque d’y être forcée.

Source : Rfi.fr

Dépeche

Lundi 11 Novembre 2013 - 12:08



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