Toulouse: l'hommage de Benyamin Netanyahu et François Hollande aux victimes d'Ozar Hatorah

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le président français François Hollande se rendent ce jeudi 1er novembre à Toulouse pour assister à une cérémonie commémorative dans l'école juive Ozar Hatorah. Les élèves, professeurs et parents d'élèves de cette école sont encore traumatisés par le drame qui s'y est déroulé, le 19 mars 2012 dernier. Mohammed Merah avait assassiné là trois enfants et un enseignant. Ce jeudi, dans l'école Ozar Hatorah, la venue de Benjamin Netanyahu et François Hollande est ressentie comme un symbole fort.



Toulouse: l'hommage de Benyamin Netanyahu et François Hollande aux victimes d'Ozar Hatorah
Charles Bensemhoun est le père d'un élève de l'école Ozar Hatora. Le 19 mars dernier, son fils de 15 ans a vu ses camarades et son professeur mourir. Pour Charles Bensemhoun, la visite de Benyamin Netanyahu et de François Hollande est un message important : «C’est un honneur que le Premier ministre israélien vienne et... que le président de la République, François Hollande, vienne aussi. On le vit comme un honneur mais c’est connexe à la tuerie alors on se serait bien passés de ces honneurs ! En même temps on mesure bien l’intérêt des gens qui nous gouvernent pour le drame qui s’est passé et pour les victimes surtout

Cette visite symbolique ne règlera pas le problème de l'antisémitisme, souligne Charles Bensemhoun. Pour lui, un «vent mauvais» souffle en France, et ce vent, il le sent jusque dans le cabinet où ce médecin généraliste reçoit ses patients. «Moi je suis médecin dans un quartier sensible… C’est mon paradoxe personnel que de vivre auprès d’une population que je soigne, et qui me respecte, et en même temps de savoir qu’il y a parmi eux des gens qui cautionnent le geste de quelqu’un qui aurait pu tuer mon fils. Un paradoxe terrible à vivre !» confie Charles Bensemhoun.

Tous les matins, à l'école Ozar Hatorah, des policiers surveillent l'entrée de l'école au moment où les enfants entrent en classe. Pour Charles Bensemhoun c'est comme une piqûre de rappel : ce drame qui semblait inconcevable a bien eu lieu.



RFI
 


Jeudi 1 Novembre 2012 - 11:18



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