Manifestation anti-américaine à l'appel du mouvement jihadiste d'Ansar al-Charia, à Tunis où l'ambassade des Etats-Unis a été attaquée le 14 septembre.
Seifallah Ben Yacine est parvenu à trois reprises à déjouer son arrestation. D'abord, le 14 septembre, -soir de l'attaque de l'ambassade américaine-, le leader d'Ansar al-Charia, groupe jihadiste, auteur de l'appel à manifester, échappe aux policiers venus l'interpeller à son domicile. Le lendemain, il assiste à l'enterrement d'un des quatre manifestants tombés sous les balles de la police.
Deux jours plus tard, Abou Iyadh, de son nom de guerre, livre un prêche antigouvernemental en plein centre de Tunis. Là encore, les brigades d'élites antiterroristes, venues l'interpeller, doivent rebrousser chemin pour éviter un affrontement. Mais à défaut du chef, la police tunisienne interpelle au fur et à mesure ses lieutenants.
Au lendemain de l'attaque, 96 individus ont été incarcérés. Parmi eux, Mohamed Bakhti, jeune salafiste détenu sous l'ex-président Ben Ali, très connu en Tunisie pour avoir été le leader du mouvement de grève visant à autoriser le niqab (voile) à l'université. Avec un codétenu, Mohamed Bakhti est aujourd'hui en grève de la faim, pour protester contre sa détention.
Une semaine plus tard, le prédicateur Hassen Brick secrétaire général d'Ansar al-Charia est à son tour arrêté en pleine rue. Enfin, avant-hier, Abou Ayoub, cofondateur d'Ansar al-Charia, connu pour ses prêches hostiles contre le film de Marjanne Satrapi Persépolis et une exposition d'art moderne en juin, est à son tour interpellé.
Après ces vagues d'arrestations, aucun jugement n'a encore eu lieu ni aucune violence des mouvements salafistes.
Source: RFI
Deux jours plus tard, Abou Iyadh, de son nom de guerre, livre un prêche antigouvernemental en plein centre de Tunis. Là encore, les brigades d'élites antiterroristes, venues l'interpeller, doivent rebrousser chemin pour éviter un affrontement. Mais à défaut du chef, la police tunisienne interpelle au fur et à mesure ses lieutenants.
Au lendemain de l'attaque, 96 individus ont été incarcérés. Parmi eux, Mohamed Bakhti, jeune salafiste détenu sous l'ex-président Ben Ali, très connu en Tunisie pour avoir été le leader du mouvement de grève visant à autoriser le niqab (voile) à l'université. Avec un codétenu, Mohamed Bakhti est aujourd'hui en grève de la faim, pour protester contre sa détention.
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Source: RFI
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