Une pancarte brandie lors de la manifestation de soutien à la jeune fille violée devant le tribunal de Tunis le 2 octobre 2012.
L'interrogatoire du couple a duré plus de deux heures, entrecoupé, raconte la défense, des sanglots de la jeune femme. Devant le tribunal, les slogans des manifestants, venus la soutenir. Parmi eux, Lotfi Amadi, un simple citoyen :
« C’est le zèle d’un juge qui est la cause de tout ça. C’est l’interprétation de la loi, mais la loi en elle-même n’a rien de condamnable. C’est une loi qui encadre les bonnes mœurs. C’est la même qui se trouve dans les vieilles démocraties. De se servir d’une loi pour poursuivre une fille qui n’avait rien fait d’autre que d’être avec son petit ami dans une voiture, et surtout, poursuivre une victime qui a été violée. C’est cela qui est insupportable ».
Classer l'affaire ou la transférer devant le tribunal compétent. C'est ce que devra décider le juge d'instruction. En attendant, une des avocates de la jeune femme, Radia Nasraoui se montre confiante : « Il n’y a pas de preuve qu’ils étaient vraiment dans une position qui peut porter atteinte à la pudeur. J’espère qu’il va classer cette affaire, parce que ce serait vraiment trop de lui infliger une peine, alors qu’elle a été victime d’un viol ».
Une autre avocate de la victime, Monia Bousselmi, estime, elle, que la décision du juge sera historique et décisive pour l'instauration de l'Etat de droit dans le pays.
Source: RFI
« C’est le zèle d’un juge qui est la cause de tout ça. C’est l’interprétation de la loi, mais la loi en elle-même n’a rien de condamnable. C’est une loi qui encadre les bonnes mœurs. C’est la même qui se trouve dans les vieilles démocraties. De se servir d’une loi pour poursuivre une fille qui n’avait rien fait d’autre que d’être avec son petit ami dans une voiture, et surtout, poursuivre une victime qui a été violée. C’est cela qui est insupportable ».
Classer l'affaire ou la transférer devant le tribunal compétent. C'est ce que devra décider le juge d'instruction. En attendant, une des avocates de la jeune femme, Radia Nasraoui se montre confiante : « Il n’y a pas de preuve qu’ils étaient vraiment dans une position qui peut porter atteinte à la pudeur. J’espère qu’il va classer cette affaire, parce que ce serait vraiment trop de lui infliger une peine, alors qu’elle a été victime d’un viol ».
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