UCAD : Les policiers auraient ouvert la braguette d’une fille



UCAD : Les policiers auraient ouvert la braguette d’une fille

A l'intérieur du Pavillon A jonché de débris de pierres et de verres, l'air est irrespirable. Il y flotte l'odeur âcre des grenades lacrymogènes. Tout renseigne sur la férocité du face-à-face entre étudiants et forces de l'ordre. Mais aussi sur la dureté de l'intervention des GMI.

Dans le couloir I de ce pavillon beaucoup de pièces ont été mises à sac. C'est le cas notamment des chambres 188, 189, 190 dont les portes ont été défoncées, les armoires et les placards arrachés. Même les imprimantes trouvées sur place ont été balancées du haut du balcon. « Les policiers nous ont tout pris. Ils ont emporté nos ordinateurs, nos téléphones portables », perte un étudiant. « ...les GMI ont débarqué et commencé à tabasser mes amis et moi. Alors que ma camarade était encore mal au point, deux policiers l'ont mise debout et ont ouvert sa braguette. Ils allaient abuser d'elle n'eût été notre présence. On n'en revient pas encore. En partant, ils ont amené quelques étudiants ».


D'ajouter sur ce qu'il considère comme du banditisme : « Après avoir saccagé la chambre, ils ont ouvert notre frigo et bu les jus de fruits qui s'y trouvaient ».

Selon nos confrères du journal « L'As », à la chambre 202 occupée par sept des filles, le désordre est total. Un brin effrayées après la « petite visite » que leur ont rendue les policiers, ces occupantes entassent leurs affaires dans des sacs et autres valises avant de déguerpir.


En effet, les étudiants sont sortis massivement hier, pour dénoncer les nouvelles réformes et réclamer le paiement et l'augmentation des bourses. Cependant, ils vont se heurter à l'intervention des forces de l'ordre d'ployées sur les lieux.




Jeudi 22 Mai 2014 - 12:39



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