Une semaine d’activités artistiques autour de l’Afrique à Paris

Paris va accueillir la sixième Conférence européenne des études africaines. Elle réunira, dès mercredi 8 juillet, des centaines de chercheurs et acteurs de la société civile, à la Sorbonne, pour plancher sur les mobilisations collectives en Afrique. Ce dimanche, c'est le coup d'envoi de son volet culturel, Africa Acts, avec une semaine d'activités artistiques autour de l'Afrique. Au programme : performances, concerts, projections de films et spectacles de danse en divers lieux de la capitale française.



Le contre-ténor congolais, Serge Kakudji, qui chantera au Musée Dapper, lors de la semaine d’activités artistiques autour de l’Afrique qui débute ce dimanche 5 juillet 2015. AFP PHOTO / BERTRAND LANGLOIS
Le contre-ténor congolais, Serge Kakudji, qui chantera au Musée Dapper, lors de la semaine d’activités artistiques autour de l’Afrique qui débute ce dimanche 5 juillet 2015. AFP PHOTO / BERTRAND LANGLOIS

Tout commence, ce dimanche soir, avec une performance du Camerounais Emkal Eyongakpa, au Centre Barbara-Fleury Goutte d'Or. Il a prévu d'immerger son public dans un espace sonore, créé sur le thème de l'eau. La performance, c'est cet art en prise directe avec le public invité à réfléchir. Il correspond bien à la thématique de la sixième Conférence européenne des études africaines, les mobilisations collectives en Afrique. Du coup, il y en aura d’autres cette semaine.

Ainsi, le Nigérian Jelili Atiku, à l'origine de la première biennale de la performance en Afrique, se transformera en arbre, à la Sorbonne. Il y aura aussi des concerts, de la danse et des projections de films. Il s'agit surtout de montrer l'Afrique autrement, explique Dominique Malaquais, chercheuse au CNRS et organisatrice d'Africa Acts.

« On a deux grands clichés sur l’Afrique. Soit l’Afrique est très, très mal partie ou alors c’est le lieu du grand boom économique. Il n’y a pas de nuances ; il n’y a pas de réflexion… ça, c’est dans les discours "du Nord". On propose, avec ces artistes, un regard tout autre qui montre qu’il n’y a pas une Afrique mais "des Afriques" en dehors des clichés, en dehors des sentiers battus », précise, à RFI, l’organisatrice d’Africa Acts.

On reverra donc Les Saignantes, premier film de science fiction africain, signé Jean-Pierre Bekolo. Alioune Diagne dansera, lui, en hommage à Battling Siki, premier champion du monde de boxe africain en 1922. Quant au contre-ténor congolais Serge Kakudji, il chantera au Musée Dapper pour rappeler que l'Afrique peut aussi être une terre de musique classique.


Rfi.fr

Lundi 6 Juillet 2015 - 07:05



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