« Nous sommes à l’aube d’une renaissance africaine », a joliment déclaré hier Carlos Lopes, de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. Evidemment, la Sud-Africaine Nkozasana Dlamini-Zuma buvait du petit lait. La renaissance de l’Afrique, c’est le mot d’ordre de Pretoria depuis la présidence de Thabo Nbeki.
« Le néo-colonialisme, ça continue », a lancé la présidente de la Commission de l’Union africaine. « Un taux de croissance annuel de 4,4% depuis l’an 2000, c’est bien. Mais il faut faire plus et dépasser le taux des pays asiatiques », a-t-elle ajouté.
Pas une once d’autocritique, en revanche, dans le bilan des cinquante dernières années, que Madame Dlamini-Zuma a dressé ce mercredi matin à la tribune de l’Union africaine.
Le ministre éthiopien des Affaires étrangères Tedros Adhanom a eu néanmoins cette petite phrase : « Si cinquante ans après, nous n’avons pas réalisé les rêves de nos pères fondateurs, c’est aussi par manque de leadership et de gouvernance. »
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